La nature - 1978

Camille Hilaire · Tapisserie · Dimensions : 2 tapisseries de 2,88 × 1,90 m · IUT Ponsan-Bellevue

Contexte

L’arrêté du 29 décembre 1977 confie à Camille Hilaire la réalisation du 1% de L’IUT de Toulouse Rangueil pour la somme de 84.802, 43 francs. Initialement installées dans le hall central de l’IUT, les deux tapisseries formant diptyque sont aujourd’hui visibles dans la salle du conseil de l’IUT Ponsan Bellevue7. Dès 1974, l’artiste est contacté par l’architecte E..F Chavanne.

Le projet est encore embryonnaire puisqu’il est proposé à l’artiste d’étudier trois oeuvres différentes pour le bloc central, le bâtiment génie civil et la construction mécanique. Finalement, l’architecte privilégie une seule pièce : Peinture marouflée ou tapisserie pour le bloc central. Le procès verbal de la séance du 22 juin 1977 qui réunit la Commission nationale de travaux de décoration des édifices publics, précise la décision du 30 juin 1976 orientant le 1% vers une tapisserie et donne l’avis suivant quant à la maquette présentée par Camille Hilaire : « [...] la coloration d’ensemble de la maquette présentée est terne et cet effet ne manquerait pas d’être accentué par le tissage d’une part et par la couleur du mur qui doit recevoir la tapisserie d’autre part [...]. »
Après modification de l’artiste, l’ordre de mise en oeuvre est enfin signé le 25 mai 1978.

Description

Les deux tapisseries tissées à Aubusson, d’égal format, dressent leur verticalité dans un vaste fond bleuté. Toutes en légèretés, les oeuvres présentent un monde de nébulosités s’épanouissant, comme l’avait désiré la commission, dans un foisonnement de couleurs chaudes et froides, bulles colorées s’évaporant en volutes vers les parties hautes des tapisseries. Comme à son habitude, Camille Hilaire explore une palette large, répartie entre les aplats et les petites touches, utilisant la couleur comme une célébration de la nature ici exprimée.
 

Biographie

Né à Metz le 2 août 1916, Camille Hilaire fait ses études à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris. De nombreuses acquisitions du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et de l’Etat à travers les Mobiliers nationaux, font vivre l’œuvre de cet artiste qui a beaucoup œuvré pour la commande publique.

Camille Hilaire meurt en 2004 laissant derrière lui une œuvre joyeuse.
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