Sans titre - 1968
Olivier Debré · Peinture · Dimensions : 2,15 × 5,65 m · Faculté de médecine
Contexte
Les œuvres décrites ont été réalisées dans le cadre du 1% (1968), lors de la réception des travaux de construction de la deuxième faculté de Toulouse, et sont aujourd’hui exposées en permanence dans les locaux de la Faculté de Médecine de Rangueil.
L’œuvre installée dans le hall de la Faculté de médecine est d’abord exposée en 1968 au Musée Galliera à Paris, puis reprise à la Galerie des beaux- arts en novembre/ décembre 1968. Cette grande toile de 2,15 m de hauteur pour 5,65 m de longueur est représentative du travail de Olivier Debré à cette époque.
L’œuvre installée dans le hall de la Faculté de médecine est d’abord exposée en 1968 au Musée Galliera à Paris, puis reprise à la Galerie des beaux- arts en novembre/ décembre 1968. Cette grande toile de 2,15 m de hauteur pour 5,65 m de longueur est représentative du travail de Olivier Debré à cette époque.
Description
Le tableau présente un grand aplat violet dynamisé par un mouvement ascendant partant du coin droit pour s’étirer vers le coin supérieur gauche. La masse sombre ainsi compensée, est éclairée par un travail de traînées blanches vertes et jaunes, mélangeant dans la partie basse les oranges et les roses dans un empâtement sensuel. Cette pièce s’inscrit dans la voie que suit Olivier Debré à partir des années soixante avec la série des Signes paysages, développant de larges champs monochromes représentatifs de cette abstraction dite « fervente »..Biographie
Né en 1920 à Paris, frère de Michel Debré, Olivier Debré d’abord figuratif à travers des techniques comme l’encre de chine et la gouache, s’oriente avec des artistes comme Hans Hartung, Pierre Soulages, Serge Poliakoff et Nicolas de Staël, vers l’abstraction.
Entre 1943 et 1960 l’artiste traverse une période dite « d’abstraction subjective » pour dès 1960 trouver son originalité dans « L’abstraction fervente » dont fait partie l’œuvre de la Faculté de médecine et qui symbolise pour l’artiste l’émotion suscitée par la contemplation d’un paysage, paysages abstraits exprimés alors dans des grandes toiles saturées de couleurs. C’est à l’occasion de ces formats monumentaux, que les Musées nationaux, à partir des années soixante-dix, s’intéressent à la peinture de Olivier Debré.
Entre 1980 et 1990, le peintre bénéficie de nombreuses commandes publiques comme le rideau de scène de la Comédie française en 1987 ou six vitraux pour l’Eglise Notre-Dame de Lugagnac dans le Quercynois. Mais c’est à travers la dation Debré au Musée national d’art moderne, qu’il est possible de découvrir l’œuvre dans son ensemble, œuvre dense dont parle Lionel Richard dans L’aventure de l’art contemporain : «[…] s’il gomme toute représentation, c’est pour retrouver le réel dans son sens le plus profond. Récusant le faux réalisme, il pense accéder, dans la perte de la figuration, à un contact instinctif avec le monde réel et sensible. Devant la réalité, il est en quête d’une émotion intense qu’il transpose et fige ensuite dans la matière picturale […] ».
Olivier Debré s’éteint à Paris le 1er juin 1999 à 79 ans.
Entre 1943 et 1960 l’artiste traverse une période dite « d’abstraction subjective » pour dès 1960 trouver son originalité dans « L’abstraction fervente » dont fait partie l’œuvre de la Faculté de médecine et qui symbolise pour l’artiste l’émotion suscitée par la contemplation d’un paysage, paysages abstraits exprimés alors dans des grandes toiles saturées de couleurs. C’est à l’occasion de ces formats monumentaux, que les Musées nationaux, à partir des années soixante-dix, s’intéressent à la peinture de Olivier Debré.
Entre 1980 et 1990, le peintre bénéficie de nombreuses commandes publiques comme le rideau de scène de la Comédie française en 1987 ou six vitraux pour l’Eglise Notre-Dame de Lugagnac dans le Quercynois. Mais c’est à travers la dation Debré au Musée national d’art moderne, qu’il est possible de découvrir l’œuvre dans son ensemble, œuvre dense dont parle Lionel Richard dans L’aventure de l’art contemporain : «[…] s’il gomme toute représentation, c’est pour retrouver le réel dans son sens le plus profond. Récusant le faux réalisme, il pense accéder, dans la perte de la figuration, à un contact instinctif avec le monde réel et sensible. Devant la réalité, il est en quête d’une émotion intense qu’il transpose et fige ensuite dans la matière picturale […] ».
Olivier Debré s’éteint à Paris le 1er juin 1999 à 79 ans.