Sans titre - 1968
Olivier Debré · Peinture · Dimensions : 5 × 11 m, 5 × 4 m, 5 × 4 m · Faculté de médecine
Contexte
Les œuvres décrites ont été réalisées dans le cadre du 1% (1968), lors de la réception des travaux de construction de la deuxième faculté de Toulouse, et sont aujourd’hui exposées en permanence dans les locaux de la Faculté de Médecine de Rangueil. Dans le catalogue d’une exposition plus récente- en 2003- à la Galerie Louis Carré à Paris, une chronologie précise : «[…] Pour l’amphithéâtre de la Faculté de médecine de Toulouse, construite par les architectes Noël Lemaresquier et Léonard Soriano, il peint trois toiles de grandes dimensions destinées aux locaux de l’administration[…] .»
Ce triptyque est actuellement exposé dans le hall d’entrée du pavillon des amphithéâtres de la Faculté de Médecine de Rangueil.
Ce triptyque est actuellement exposé dans le hall d’entrée du pavillon des amphithéâtres de la Faculté de Médecine de Rangueil.
Description
Il s’agit d’un « triptyque » géant composé de trois peintures qui ne sont ni datées, ni signées, mais qui sont contemporaines de la précédente :- le panneau central mesure 5 m de hauteur pour 11 m de longueur,
- les deux panneaux latéraux mesurent également 5 m de hauteur pour 4 m de longueur.
Le panneau gauche du triptyque reprend ces envolées blanches, légèrement teintées de vert, qui éclairent la toile en s’évasant en calice vers sa partie supérieur. Le panneau droit est le plus lumineux de l’ensemble, dynamique complexe de larges fusées vertes, légèrement soulignées d’un bleu qui leur donne toute leur profondeur, et qui éclatent en tous sens comme un feu d’artifice.
C’est la pièce la plus sensuelle de ce triptyque qui s’inscrit également bien dans la voie choisie par Olivier Debré à partir des années soixante où il développe ces larges champs monochromes typiques de sa « fervente » abstraction des paysages.
Biographie
Né en 1920 à Paris, frère de Michel Debré, Olivier Debré d’abord figuratif à travers des techniques comme l’encre de chine et la gouache, s’oriente avec des artistes comme Hans Hartung, Pierre Soulages, Serge Poliakoff et Nicolas de Staël, vers l’abstraction.
Entre 1943 et 1960 l’artiste traverse une période dite « d’abstraction subjective » pour dès 1960 trouver son originalité dans « L’abstraction fervente » dont fait partie l’œuvre de la Faculté de médecine et qui symbolise pour l’artiste l’émotion suscitée par la contemplation d’un paysage, paysages abstraits exprimés alors dans des grandes toiles saturées de couleurs. C’est à l’occasion de ces formats monumentaux, que les Musées nationaux, à partir des années soixante-dix, s’intéressent à la peinture de Olivier Debré.
Entre 1980 et 1990, le peintre bénéficie de nombreuses commandes publiques comme le rideau de scène de la Comédie française en 1987 ou six vitraux pour l’Eglise Notre-Dame de Lugagnac dans le Quercynois. Mais c’est à travers la dation Debré au Musée national d’art moderne, qu’il est possible de découvrir l’oeuvre dans son ensemble, oeuvre dense dont parle Lionel Richard dans L’aventure de l’art contemporain : «[…] s’il gomme toute représentation, c’est pour retrouver le réel dans son sens le plus profond. Récusant le faux réalisme, il pense accéder, dans la perte de la figuration, à un contact instinctif avec le monde réel et sensible. Devant la réalité, il est en quête d’une émotion intense qu’il transpose et fige ensuite dans la matière picturale […] ».
Olivier Debré s’éteint à Paris le 1er juin 1999 à 79 ans.
Entre 1943 et 1960 l’artiste traverse une période dite « d’abstraction subjective » pour dès 1960 trouver son originalité dans « L’abstraction fervente » dont fait partie l’œuvre de la Faculté de médecine et qui symbolise pour l’artiste l’émotion suscitée par la contemplation d’un paysage, paysages abstraits exprimés alors dans des grandes toiles saturées de couleurs. C’est à l’occasion de ces formats monumentaux, que les Musées nationaux, à partir des années soixante-dix, s’intéressent à la peinture de Olivier Debré.
Entre 1980 et 1990, le peintre bénéficie de nombreuses commandes publiques comme le rideau de scène de la Comédie française en 1987 ou six vitraux pour l’Eglise Notre-Dame de Lugagnac dans le Quercynois. Mais c’est à travers la dation Debré au Musée national d’art moderne, qu’il est possible de découvrir l’oeuvre dans son ensemble, oeuvre dense dont parle Lionel Richard dans L’aventure de l’art contemporain : «[…] s’il gomme toute représentation, c’est pour retrouver le réel dans son sens le plus profond. Récusant le faux réalisme, il pense accéder, dans la perte de la figuration, à un contact instinctif avec le monde réel et sensible. Devant la réalité, il est en quête d’une émotion intense qu’il transpose et fige ensuite dans la matière picturale […] ».
Olivier Debré s’éteint à Paris le 1er juin 1999 à 79 ans.