Sans titre - 1980
Yehouda Chaim Kalman dit Thomas Gleb · Tapisserie · Université de Toulouse – Faculté des sciences pharmaceutiques
Contexte
Implantés dans un cadre verdoyant, les bâtiments accolés les uns aux autres se dissimulent entre des monticules protecteurs et la courbe prononcée de la structure des toitures. A la même époque un autre 1% unit l’artiste et le maître d’oeuvre sur le site du Lycée de Jolimont à Toulouse où Thomas Gleb installe un relief mouvant et une sculpture, preuves de la multiplicité des langages utilisés par Gleb. « La beauté plastique, le fonctionnalisme, l’échelle ou la portée symbolique sont des éléments qui, dans le processus intuitif de la création, résultent d’une combinaison harmonieuse avec d’autres éléments tels l’ingéniosité ».
C’est en ces termes que l’architecte Roger Taillibert adepte d’une architecture organique, envisage l’art de construire, et c’est en ces termes qu’il imagine en 1980 l’écrin qui abrite l’oeuvre de Thomas Gleb.
C’est en ces termes que l’architecte Roger Taillibert adepte d’une architecture organique, envisage l’art de construire, et c’est en ces termes qu’il imagine en 1980 l’écrin qui abrite l’oeuvre de Thomas Gleb.
Description
L’œuvre imposante de l’artiste est située dans un des vaste hall voûté de béton brut. Etonnement de cet espace structuré par des points de force : Un sol carrelé blanc et brique donne au sol une vie propre contrebalancé par un plafond en béton peint d’un orange vif répondant lui-même au bleu du mur sur lequel est suspendue la tapisserie de Thomas Gleb. L’artiste ne s’est pas aventuré dans un foisonnement de couleurs. Il imagine pour son travail une dualité rouge/noire. Si on peut parler d’oeuvre abstraite - le réseau rouge fourmille sur le fond noir - l’idée d’une activité dont nous ne sommes que des spectateurs lointains peut être évoquée, mais liberté est laissée à chacun de projeter des signes cachés, ignorant le message livré par l’artiste.Si le « rouge Gleb » est ici largement présent, le blanc, symbole chez l’artiste de lumière, de méditation et du culte dans lequel il a grandi, fait totalement place à la noirceur. Aucun titre ne nous est parvenu, l’atelier de tissage nous est aussi inconnu, mais nous savons qu’à la même époque l’artiste confie volontiers ses cartons à l’atelier Legoueix à Aubusson, atelier aujourd’hui disparu.
Biographie
Né à Lodz en Pologne en 1912. Il prend le pseudonyme de Thomas Gleb en 1932. Gleb est le seul survivant du massacre de sa famille par les nazis en 1941. En 1932 Thomas Gleb s’installe à Paris reprenant son travail de retoucheur de portraits. De 1929 à 1957 il tâtonne dans sa carrière d’artiste à la recherche de son style propre.
C’est à partir du Cycle de la bible, puis Caprices, nocturnes, Les objets nous regardent, que Thomas Gleb trouve la plénitude de son travail. Peintre, sculpteur, cartons de tapisseries, architecte, le créateur exprime son talent avec voracité dans la joie et la souffrance. Une centaine de tapisseries jalonnent le parcours de cet artiste éminemment spiritualiste (Gleb a étudié la bible au kheder, école juive ) recherche qui le place comme un des représentant de la tapisserie contemporaine. Thomas Gleb meurt en août 1991 à Angers, laissant une oeuvre aux multiples visages.
C’est à partir du Cycle de la bible, puis Caprices, nocturnes, Les objets nous regardent, que Thomas Gleb trouve la plénitude de son travail. Peintre, sculpteur, cartons de tapisseries, architecte, le créateur exprime son talent avec voracité dans la joie et la souffrance. Une centaine de tapisseries jalonnent le parcours de cet artiste éminemment spiritualiste (Gleb a étudié la bible au kheder, école juive ) recherche qui le place comme un des représentant de la tapisserie contemporaine. Thomas Gleb meurt en août 1991 à Angers, laissant une oeuvre aux multiples visages.