Tondo et Sans Titre - 2023
Lucie Laflorentie · Sculptures (poudre de marbre, pigments, marbre, ciment, sable) · Dimensions variables : Tondo (10 sculptures murales, 30 à 110 cm) ; Sans titre (2 sculptures extérieures, 250 × 107 × 25 cm) · Université de Toulouse – Campus de Rangueil
Contexte
Cette œuvre a été créée en 2023 dans le cadre de la construction de la Maison des Étudiants et des Personnels (MEP) et de la Maison de la Réussite en Licence (MRL) construite en 2018*.
La Maison des Étudiants et des Personnels accueille l’ensemble des associations étudiantes ainsi que les syndicats des personnels et des étudiants. Les bureaux du service chargé du suivi de la vie étudiante y trouvent également leur place. Creuset de l’émulation extra universitaire, située à la croisée des chemins et en continuité de la Maison de la Réussite en Licence, ce bâtiment vient parachever la composition architecturale de cet îlot en créant une nouvelle centralité du campus.
La maîtrise d’œuvre a été confiée au cabinet IAM architectes de Toulouse. Suivant la procédure du 1% artistique, à l’issue du comité artistique de juin 2022, cinq candidats ont été retenus pour proposer un projet. Le comité artistique réuni en novembre 2022 a choisi le projet de Lucie Laflorentie après audition des cinq artistes.
Lucie Laflorentie a choisi comme implantation pour son projet artistique les deux grands murs intérieurs de la MEP, de part et d’autre de la cage d’escalier centrale et en extérieur, un espace au cœur de l’îlot paysagé entre la MRL (U6), la MEP (U5) et le bâtiment U4.
Cette opération fait partie du Plan Toulouse Campus.
* Suite à un appel à projets déclaré infructueux en 2018 pour la création d’une œuvre du 1% artistique pour la Maison de la Réussite en Licence, il avait été alors décidé que ce budget serait associé à celui de la MEP pour un appel à candidature commun, lors de la construction de la Maison des Etudiants et des Personnels.
La Maison des Étudiants et des Personnels accueille l’ensemble des associations étudiantes ainsi que les syndicats des personnels et des étudiants. Les bureaux du service chargé du suivi de la vie étudiante y trouvent également leur place. Creuset de l’émulation extra universitaire, située à la croisée des chemins et en continuité de la Maison de la Réussite en Licence, ce bâtiment vient parachever la composition architecturale de cet îlot en créant une nouvelle centralité du campus.
La maîtrise d’œuvre a été confiée au cabinet IAM architectes de Toulouse. Suivant la procédure du 1% artistique, à l’issue du comité artistique de juin 2022, cinq candidats ont été retenus pour proposer un projet. Le comité artistique réuni en novembre 2022 a choisi le projet de Lucie Laflorentie après audition des cinq artistes.
Lucie Laflorentie a choisi comme implantation pour son projet artistique les deux grands murs intérieurs de la MEP, de part et d’autre de la cage d’escalier centrale et en extérieur, un espace au cœur de l’îlot paysagé entre la MRL (U6), la MEP (U5) et le bâtiment U4.
Cette opération fait partie du Plan Toulouse Campus.
* Suite à un appel à projets déclaré infructueux en 2018 pour la création d’une œuvre du 1% artistique pour la Maison de la Réussite en Licence, il avait été alors décidé que ce budget serait associé à celui de la MEP pour un appel à candidature commun, lors de la construction de la Maison des Etudiants et des Personnels.
Description
L'œuvre se décline en un ensemble de deux installations, imaginé comme un parcours liant l’extérieur à l’intérieur du site qui accompagne les flux des visiteurs et usagers.Elle se concentre sur la conjugaison de deux matériaux et techniques anciennes : les marbres des Pyrénées et la technique du carreau de ciment réalisé avec de la poudre de marbre de Saint-Béat. Le projet trouve sa source dans la collection de minéralogie de l’université et l’évocation des outils présents dans les sciences depuis des décennies.
À l’intérieur, dans les agoras étudiants et personnels, des œuvres circulaires de diamètres variés sont disposées à différentes hauteurs, dessinant des constellations minérales imaginaires. Leur format fait référence aux boı̂tes de pétri, mais aussi aux lentilles à échelons et à la boussole de Fraget. Composées de fragments de marbre et de ciment colorés, elles jouent avec les dessins des différents minéraux portant l’empreinte des effets et contraintes à travers leur histoire géologique.
À l’extérieur, implantées aux côtés d’un arbre, qui ponctue le paysage du campus, sur un terre-plein nommé « pétale », se dressent deux œuvres à dimension plus architecturale. Ces deux sculptures à échelle humaine combinent des éléments façonnés dans des tranches de marbre d’un seul tenant avec des panneaux de ciment colorés. (…) Leur formes dessinent une ligne de crête et leur format, voisin du muret, offre une appréhension familière pour les publics.
Chacune des œuvres évoque la notion de paysage et entretient un rapport volontairement flou, oscillant entre peinture et sculpture, proposant une lecture poétique et contemplative qui révèle la qualité graphique des marbres remarquables des Pyrénées. Les marbres utilisés pour l’ensemble de mon projet proviennent de Saint Girons, du village d’Ilhiet, de Saint-Lary et d’Estours.
Ce répertoire de matériaux pérennes et naturels est mis en œuvre afin de révéler un corpus de formes, couleurs, dessins et géométries jouant sur les proximités et imaginaires que peuvent entretenir les représentations artistiques et scientifiques.
Biographie
Lucie Laflorentie est née en 1983. Elle vit et travaille en région Occitanie, France. Diplômée de l’école supérieure des Beaux-Arts de Toulouse, elle obtient son DNSEP Art en 2008.
Le travail de l’artiste se fonde sur l’articulation entre son approche du dessin et son expérience du paysage. L’artiste active lors de ses résidences son intérêt fort pour la matière, et tente de mesurer ses recherches à l’échelle d’un territoire, à sa géologie, à son histoire. Il est question de matières et de recherches de formes liés à des déplacements de gestes et aux impacts réciproques entre humains et paysage.
Lucie Laflorentie obtient en 2019 la bourse de l’Aide à la Mobilité de la région Occitanie et effectue une résidence de trois mois au sein de la Galerie Mayeur Projects au États-Unis dans les paysages du Nouveau-Mexique, suivie d’une exposition personnelle en Août 2019, CATCH THE DUST.
Impulsée par le réseau Air de Midi et La Maison Salvan, elle effectue au sein du Cube Independent Art Room à Rabat (Maroc), une résidence de recherche en septembre 2019, et y retourne en Octobre 2021 grâce à l’obtention de l’AIC. Elle y réalise une exposition personnelle « FAIRE INVERSION » de novembre à janvier 2022.
En 2021, lauréate d’un 1% artistique pour le lycée de Cazères (Haute-Garonne), elle approfondit son travail de recherche autour de la matière et réalise un ensemble sculptural, « Pimp my moutain », alliant le marbre Grand Antique d’Aubert et la céramique.
Le travail de l’artiste se fonde sur l’articulation entre son approche du dessin et son expérience du paysage. L’artiste active lors de ses résidences son intérêt fort pour la matière, et tente de mesurer ses recherches à l’échelle d’un territoire, à sa géologie, à son histoire. Il est question de matières et de recherches de formes liés à des déplacements de gestes et aux impacts réciproques entre humains et paysage.
Lucie Laflorentie obtient en 2019 la bourse de l’Aide à la Mobilité de la région Occitanie et effectue une résidence de trois mois au sein de la Galerie Mayeur Projects au États-Unis dans les paysages du Nouveau-Mexique, suivie d’une exposition personnelle en Août 2019, CATCH THE DUST.
Impulsée par le réseau Air de Midi et La Maison Salvan, elle effectue au sein du Cube Independent Art Room à Rabat (Maroc), une résidence de recherche en septembre 2019, et y retourne en Octobre 2021 grâce à l’obtention de l’AIC. Elle y réalise une exposition personnelle « FAIRE INVERSION » de novembre à janvier 2022.
En 2021, lauréate d’un 1% artistique pour le lycée de Cazères (Haute-Garonne), elle approfondit son travail de recherche autour de la matière et réalise un ensemble sculptural, « Pimp my moutain », alliant le marbre Grand Antique d’Aubert et la céramique.