Comment a évolué l’enneigement des Pyrénées au cours des dernières décennies ?

Dans le cadre de l’Observatoire pyrénéen du changement climatique, une équipe franco-espagnole composée notamment de chercheures et chercheurs du Centre d’études spatiales de la biosphère (Cesbio-OMP), a étudié les tendances de la hauteur de neige et de la durée d’enneigement annuelle dans les Pyrénées, entre 1958 et 2017. Publiés dans la revue International Journal of Climatology, les résultats montrent qu’une réduction de la hauteur moyenne de neige et de la durée d’enneigement est généralement observée. Ces tendances se répartissent différemment au sein du massif, avec des tendances à la baisse plus marquées dans la partie occidentale de la chaine et des tendances à la baisse plus faibles, voire des tendances à la hausse, dans la partie orientale. Enfin, l’équipe a montré que ces tendances observées n’étaient pas reliées à des variations des régimes météorologiques, ce qui suggère qu’elles sont principalement causées par le réchauffement atmosphérique qui est une tendance générale de l’évolution du climat pyrénéen depuis la moitié du XXe siècle.

Voir en ligne l'article original en ligne sur le site de l’Institut des sciences de l’Univers du CNRS.

À lire aussi

  • Comment des gènes hérités il y a des millions d’années ont permis de façonner le système immunitaire des plantes

    Pour résister aux infections, une plante cousine des mousses, l’hépatique Marchantia polymorpha, utilise des gènes hérités de microorganismes il y a des centaines de millions d’années pour produire des composés antimicrobiens spécifiques. Ce mécanisme de défense inattendu a été révélé par des scientifiques de l’Université de Toulouse et du CNRS. Leur étude, publiée le 4 février dans Proceedings of the national academy of sciences, identifie de nouvelles pistes pour développer une protection durable des cultures agricoles.

  • El Niño, une bouffée d’oxygène en sursis pour les espèces marines dans un océan asphyxié

    Au sud-est de l’océan Pacifique, les événements climatiques liés à El Niño permettent d’étendre provisoirement la zone habitable des espèces marines profondes. Seulement, ce bénéfice pourrait disparaître avec le changement climatique d’ici la fin du siècle. C’est le résultat d’une étude menée par des scientifiques internationaux, impliquant le Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS-OMP, CNES/CNRS/IRD/Université de Toulouse), publiée en juillet dans la revue Scientific reports.

  • Comment l'instabilité climatique a façonné les premières civilisations du delta du Nil

    Le Nil, fleuve nourricier situé au cœur des civilisations de l'Égypte antique, a toujours fasciné l’humanité. Une équipe internationale, incluant le Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement (CRBE, CNRS/UT/IRD/Toulouse INP), a étudié l’évolution du delta du Nil durant les 8 derniers millénaires. Leurs résultats, publiés en deux articles en avril et mai 2025 dans Quaternary Science Reviews, permettent d’expliquer pourquoi l'agriculture a émergé plus tardivement dans le delta du Nil que dans les régions voisines du Levant, résolvant ainsi une énigme archéologique de longue date.

Haut de page