Dans cette page

Des échantillons d’herbiers révèlent les origines de la photosynthèse du maïs

Au cours de l’évolution, les organismes vivants ont développé diverses stratégies afin de s’adapter à leur environnement. Chez les plantes, la photosynthèse C4 en particulier a joué un rôle clé dans le développement des savanes tropicales. Cette innovation évolutive a nécessité le recrutement et l’optimisation de nombreuses enzymes, et ces changements peuvent être étudiés en comparant le génome d’espèces apparentées C4 et non-C4. Ceci devient cependant difficile lorsque ces espèces non-C4 ne sont pas connues. Jusqu’à récemment, c’était le cas pour la plus importante lignée de graminées C4, appelée Andropogoneae, dont le maïs fait partie. Toutefois, une équipe internationale, composée notamment de chercheurs du laboratoire Évolution et diversité biologique (EDB), vient de révéler une part de l’histoire de la photosynthèse C4 de ces graminées grâce à des analyses de génomes d’espèces rares "excavées" de plusieurs herbiers. Publiée le 7 octobre 2019 dans Systematic Biology, l’étude révèle que le type photosynthétique C4 des Andropogoneae a été continuellement optimisé depuis son acquisition au Miocène.

Voir en ligne sur le site de l’Institut écologie et environnement du CNRS.

À lire aussi

  • El Niño, une bouffée d’oxygène en sursis pour les espèces marines dans un océan asphyxié

    Au sud-est de l’océan Pacifique, les événements climatiques liés à El Niño permettent d’étendre provisoirement la zone habitable des espèces marines profondes. Seulement, ce bénéfice pourrait disparaître avec le changement climatique d’ici la fin du siècle. C’est le résultat d’une étude menée par des scientifiques internationaux, impliquant le Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS-OMP, CNES/CNRS/IRD/Université de Toulouse), publiée en juillet dans la revue Scientific reports.

  • La Nouvelle-Guinée : un refuge pour des centaines de nouvelles espèces de grenouilles

    Située au nord de l’Australie, la Nouvelle-Guinée compte parmi les régions les moins bien documentées biologiquement. Il est établi que l’île compte de nombreuses espèces de grenouilles mais il n’existe à ce jour aucune estimation précise. Une étude internationale menée par Flavien Ferreira, doctorant à l’Université de Toulouse au Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement (CRBE, CNRS/IRD/ToulouseINP/Université de Toulouse) révèle une diversité insoupçonnée de nouvelles espèces. Les résultats ont été publiés le 8 mai dans Frontiers of biogeography.

  • Comment l'instabilité climatique a façonné les premières civilisations du delta du Nil

    Le Nil, fleuve nourricier situé au cœur des civilisations de l'Égypte antique, a toujours fasciné l’humanité. Une équipe internationale, incluant le Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement (CRBE, CNRS/UT/IRD/Toulouse INP), a étudié l’évolution du delta du Nil durant les 8 derniers millénaires. Leurs résultats, publiés en deux articles en avril et mai 2025 dans Quaternary Science Reviews, permettent d’expliquer pourquoi l'agriculture a émergé plus tardivement dans le delta du Nil que dans les régions voisines du Levant, résolvant ainsi une énigme archéologique de longue date.

Haut de page