Gestion des invasions biologiques : le trait est l’ennemi du bien
Des chercheurs du Laboratoire Évolution et diversité biologique (EDB, CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier/IRD) et de l’Université de Bournemouth au Royaume-Uni ont d’abord déterminé que, chez les écrevisses de Louisiane (Procambarus clarkii), espèce hautement invasive aux impacts écologiques multiples en Europe, leur gestion induisait de fortes différences de traits écologiques. Cette étude, publiée le 28 juillet 2020 dans la revue Global Change Biology, révèle que ces modifications de traits écologiques pourraient ensuite être contre-productifs pour la restauration des écosystèmes en générant des effets écologiques opposés aux gains obtenus par la diminution de l’abondance. La prise en compte de ces résultats est donc cruciale pour optimiser l’efficacité, souvent limitée, des mesures de gestion des espèces invasives.
Voir l'article original en ligne sur le site de l’Institut écologie et environnement du CNRS.


