Le voyage du soufre dans les fluides hydrothermaux raconté par ses isotopes
Pour en savoir plus à ce sujet, une équipe française composée notamment de chercheures et chercheurs du laboratoire toulousain Géosciences environnement Toulouse (GET/OMP), a mis en œuvre une méthode novatrice permettant de reconstituer en laboratoire des fluides hydrothermaux riches en soufre à haute température (jusqu’à 450°C) et pression (jusqu’à 1000 atmosphères terrestres) correspondant à ceux qui circulent dans la croûte terrestre à des profondeurs de quelques kilomètres. Cela leur a permis de mesurer, pour la première fois, la signature isotopique des espèces originales et du soufre natif - leur produit final. Ces signatures s’avèrent très variables selon l’espèce d’origine et le chemin réactionnel exact menant à la formation du soufre natif. Ces résultats, publiés dans la revue Geochimica et Cosmochimica Acta, pourront permettre le traçage, en utilisant ce composé de soufre simple et ubiquiste, de la composition et de l’évolution du fluide pendant son voyage vers la surface, inaccessible à l’observation directe.
Voir l'article original en ligne sur le site de l’Institut national des sciences de l’Univers du CNRS.
