Les humains ne choisissent pas au hasard les poissons qu’ils introduisent dans de nouveaux milieux !
Une équipe de chercheurs du laboratoire Évolution et diversité biologique (EDB - CNRS/ Université Toulouse III - Paul Sabatier/IRD) et du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation (MARBEC- CNRS/Université de Montpellier/IRD/ Ifremer) a comparé les caractéristiques morphologiques des quelque 2700 espèces de poissons d’eau douce ayant été introduites au moins une fois hors de leur habitat naturel à celles des 6500 espèces de poissons n’ayant jamais fait l’objet d’introductions. Ils ont également confronté la morphologie des 400 espèces établies dans leur nouvel environnement à celles introduites ayant échoué à s’établir.
Les résultats de cette étude publiée dans la revue Global Ecology and Biogeography démontrent que l’Homme introduit des espèces à morphologie particulière et que parmi ces espèces introduites, celles qui s’établissent durablement présentent les morphologies les plus extrêmes.
Ces travaux impliquent notamment Sébastien Brosse, professeur à l'université Toulouse III - Paul Sabatier, et Guohuan Su, doctorant.
Voir en ligne sur le site de l'Institut écologie et environnement du CNRS.


