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NanoEnvi : Que deviennent les particules émises par les voitures à Toulouse ?

Pendant un an, des habitants et habitantes de Toulouse et de Balma ont participé au projet de recherche participative NanoEnvi et ont ainsi aidé les scientifiques à faire avancer la recherche sur la question « que deviennent les particules émises par les voitures à Toulouse ? ». Grâce notamment à 180 biocapteurs passifs faits d’écorce de platane, placés à l’intérieur et à l’extérieur de 90 logements, les scientifiques ont mis en évidence l’influence de l’aménagement urbain sur notre exposition aux particules fines. Ces premiers résultats viennent d’être présentés aux participant·es.

logo_NanoEnvi En avril 2018, des chercheurs et des chercheuses toulousaines [1] se sont intéressé·es au devenir des nanoparticules magnétiques émises par les voitures dans la ville de Toulouse et ont lancé le projet de science participative NanoEnvi. Principalement issues du trafic routier, ces particules sont émises tant par la combustion que par l’abrasion des freins, l’embrayage et l’usure des pneus. Pour mener cette étude, les scientifiques utilisent les particules magnétiques et carbonées comme traceur du cortège des particules urbaines capturées dans l’écorce de platane des biocapteurs et sur les arbres. Le projet NanoEnvi aborde aussi les perceptions et les représentations de la qualité de l’air.

Les premiers résultats de cette étude inédite indiquent généralement une concentration plus élevée des particules magnétiques à l’extérieur qu’à l’intérieur des logements.
Plus étonnant encore, les mesures réalisées sur l’écorce des arbres dans certaines rues de Toulouse et sur les capteurs placés devant les logements indiquent que les principaux facteurs d’exposition aux particules sont liés à l’aménagement de l’espace urbain. Les feux de circulation, les carrefours, la forme des rues et leur végétalisation sont probablement des facteurs aussi importants que l’intensité du trafic et influencent donc l’exposition des habitant·es aux particules fines.

Ces premiers résultats montrent également des signatures différentes, en termes de propriétés magnétiques, pour les particules retrouvées à l’intérieur et à l’extérieur des logements. Les recherches se poursuivent pour déterminer si les sources de ces particules sont différentes ou si les particules se transforment lorsqu’elles pénètrent dans l’espace intérieur. Les scientifiques reviendront ainsi auprès des habitant·es afin d’identifier les aménagements qui influencent l’exposition aux particules présentent dans l’air urbain ainsi que les activités au sein des logements.


Quelles sont les sources possibles de particules magnétiques dans les logements ?

Les particules provenant de la rue peuvent rentrer par les fenêtres mais aussi via les personnes, sur les vêtements et les objets. Les activités de cuisson, le tabagisme, les imprimantes, les chauffages au bois sont autant de sources potentielles. Certains logements montrent une concentration plus élevée à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les scientifiques doivent encore en comprendre la raison.


Faut-il ouvrir ses fenêtres ?

Ces premiers résultats montrent tout l’intérêt de surveiller les concentrations de particules magnétiques pour comprendre l’impact de la dégradation de l’air extérieur par le trafic routier sur notre air intérieur. Cependant, il faut retenir que la qualité de l’air intérieur reste largement influencée par les émissions provenant des activités domestiques, des produits de nettoyage, des meubles par exemple. De plus, le fait de ne pas aérer les logements favorise en hiver le développement de moisissures néfastes pour la santé.
Le message à retenir est donc « limitons la voiture et ouvrons nos fenêtres ».

Voir en ligne sur le site de la Délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS.

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