Premier cas de parthénogenèse chez les coccinelles !

« Le pourquoi du sexe » reste encore aujourd’hui une des grandes questions évolutives. La découverte de lignées asexuées chez des espèces animales considérées jusque-là comme étant strictement sexuées, ouvre la porte à des études pouvant éclairer cette question majeure.

C’est le cas d’un travail publié dans la revue Journal of Zoological Systematics and Evolutionary Research par des chercheurs du Laboratoire Évolution et diversité biologique de Toulouse (EDB – CNRS/UT3 Paul Sabatier/IRD), en collaboration avec des partenaires du Muséum National d’Histoire Naturelle et de l’Université des Açores (Portugal).

Cet article rapporte la découverte de populations d’une espèce de coccinelle composées strictement de femelles parthénogénétiques, dont les œufs non fertilisés donnent ainsi origine à une descendance composée également exclusivement de femelles. Les auteurs mettent en évidence des réarrangements chromosomiques et une infection par la bactérie Wolbachia chez ces individus et discutent la possible implication de ces phénomènes dans la reproduction asexuée.

Voir en ligne sur le site de l'Institut écologie et environnement du CNRS.

À lire aussi

  • Comment des gènes hérités il y a des millions d’années ont permis de façonner le système immunitaire des plantes

    Pour résister aux infections, une plante cousine des mousses, l’hépatique Marchantia polymorpha, utilise des gènes hérités de microorganismes il y a des centaines de millions d’années pour produire des composés antimicrobiens spécifiques. Ce mécanisme de défense inattendu a été révélé par des scientifiques de l’Université de Toulouse et du CNRS. Leur étude, publiée le 4 février dans Proceedings of the national academy of sciences, identifie de nouvelles pistes pour développer une protection durable des cultures agricoles.

  • El Niño, une bouffée d’oxygène en sursis pour les espèces marines dans un océan asphyxié

    Au sud-est de l’océan Pacifique, les événements climatiques liés à El Niño permettent d’étendre provisoirement la zone habitable des espèces marines profondes. Seulement, ce bénéfice pourrait disparaître avec le changement climatique d’ici la fin du siècle. C’est le résultat d’une étude menée par des scientifiques internationaux, impliquant le Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS-OMP, CNES/CNRS/IRD/Université de Toulouse), publiée en juillet dans la revue Scientific reports.

  • Comment l'instabilité climatique a façonné les premières civilisations du delta du Nil

    Le Nil, fleuve nourricier situé au cœur des civilisations de l'Égypte antique, a toujours fasciné l’humanité. Une équipe internationale, incluant le Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement (CRBE, CNRS/UT/IRD/Toulouse INP), a étudié l’évolution du delta du Nil durant les 8 derniers millénaires. Leurs résultats, publiés en deux articles en avril et mai 2025 dans Quaternary Science Reviews, permettent d’expliquer pourquoi l'agriculture a émergé plus tardivement dans le delta du Nil que dans les régions voisines du Levant, résolvant ainsi une énigme archéologique de longue date.

Haut de page