Mentorat : un allié pour la carrière des femmes ! Episode 3.
Dans le cadre du mois de l’égalité, la Mission Égalité femmes-hommes lutte contre les discriminations met à l’honneur le programme de mentorat Femmes & Sciences – CBI PhD programme. De plus en plus de jeunes doctorantes font appel au mentorat pour rencontrer d’autres femmes scientifiques, prendre confiance en elles et bénéficier d’un soutien privilégié. En intégrant un programme de ce type, elles ont l’occasion de rencontrer des mentores qui s’engagent à aider d’autres femmes, notamment pour les aider à progresser dans leur carrière. Pendant les trois prochaines semaines, découvrez les portraits croisés de mentores et de mentorées. Ensemble, elles reviendront sur leur ressenti et leur expérience au sein du programme.
Depuis 2017, le groupe Occitanie-Ouest propose chaque année à une trentaine d’étudiantes des écoles doctorales de l’université Toulouse III – Paul Sabatier, idéalement en première ou deuxième année de thèse, d’intégrer dans leur parcours de formation, la participation au programme de mentorat, Femmes & Sciences – CBI PhD programme. Ce programme, coordonné par Julie Batut (chercheuse CNRS – Centre de biologie intégrative (CBI) – membre de Femmes & Sciences) a pour objectif d’accompagner essentiellement les doctorantes et de les inciter à construire leur projet de carrière, en réfléchissant aux possibilités et aux choix qui s’ouvrent à elles, avec l’aide de personnes d’expérience et de confiance qui seront leurs mentors ou mentores. Ce dispositif permet à un binôme de volontaires mentore/ doctorante, sans lien hiérarchique, de s’intégrer dans une démarche d’enrichissement mutuel et de partager leurs connaissances, leurs expériences, leur soutien et leurs encouragements.
Zoom sur Anne Mazars et Marie Zilliox, binôme de la promotion 2019– 2020. Anne Mazars, ingénieure de recherche INSERM a été, pendant un an, la mentore de Marie Zilliox, actuellement en thèse au Centre de Biologie Intégrative (CBI).
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Pouvez-vous nous dire qui vous êtes et présenter votre parcours universitaire et professionnel ?
Marie Zilliox : Je suis actuellement en troisième année de thèse au Centre de biologie intégrative, au sein de l'unité Moléculaire Cellulaire et Développement, à Toulouse. Je travaille dans l'équipe du Dr. Patrick Blader, aux côtés du Dr. Julie Batut, pour comprendre les mécanismes de migration et de compaction des cellules pour former un organe dans le cerveau de l'embryon du poisson zèbre. Je suis née et j'ai grandi en Alsace. Après avoir obtenu mon bac scientifique, je suis entrée à l'université de Strasbourg où j'ai effectué une licence en biologie cellulaire et physiologie des organismes. À la fin de ma licence j’ai découvert ce qui me plaisait : étudier des mécanismes cellulaires lors du développement embryonnaire. Ainsi, j’ai décidé de partir à Marseille pour effectuer un master spécialisé en biologie du développement, cancérologie et neurologie. Au cours de mes stages de master, j'ai compris qu’étudier la formation d’un tissu, la migration cellulaire et l’imagerie sur le vivant était ce qui me plaisait dans la recherche. J’ai donc décidé de continuer ma formation et de commencer une thèse dans une équipe de recherche qui partageait cet intérêt. C'est ainsi que j'ai contacté Julie Batut et Patrick Blader et après avoir obtenu le concours de l'école doctorale, j'ai commencé ma thèse en octobre 2019 à leurs côtés.
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Comment avez-vous eu connaissance du programme de mentorat de Femmes & Sciences ?
M. Z : J'ai eu connaissance du programme de mentorat Femme & Sciences grâce à un mail diffusé dans le laboratoire et un article paru dans la "gazette du CBI", le petit journal qui recense les évènements et informations de notre laboratoire.
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Quelles raisons vous ont amenées à intégrer le programme ? Aviez-vous certaines attentes ?
M. Z : En débutant ma thèse je savais que les charges de travail et mentale allaient être lourdes. Je suis très bien entourée par mon équipe mais il me semblait important d'avoir quelqu'un d’externe au laboratoire avec qui parler. C’est lors du speed-mentor que j’ai rencontré Anne, ma mentore. En seulement quelques minutes nous nous sommes choisies mutuellement. Et c’est à ce moment-là que notre aventure de mentorat a commencé. Nous nous voyons lorsque l’une de nous a besoin de parler ou d’être conseillée. C’est très important pour moi car en dernière année de thèse, j’ai beaucoup de questions à lui poser !
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Que vous-a-t-il apporté ?
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En avez-vous parlé autour de vous ? À d'autres doctorantes ?
M. Z : J'en ai parlé à des doctorantes issues d'autres laboratoires et d'autres régions où le mentorat n'existe pas encore.
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Que pensez-vous de la place des femmes dans les sciences aujourd’hui ?
M. Z : J’ai la chance de pouvoir participer à des interventions grand public pour parler des scientifiques. Heureusement, il y a des organisations qui mettent en lumière les femmes scientifiques actuelles et du passé. J'ai l'impression, en tout cas en biologie, qu'il y a autant de doctorantes que de doctorants mais peu de jeunes chercheuses décident de continuer dans le domaine de la recherche scientifique après leur thèse. J’ai espoir que cela évolue doucement !