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Cancers, découverte du compartiment chromatinien D induit par les dommages de l'ADN

L’apparition de translocations chromosomiques, qui sont des échanges de matériel génétique entre deux chromosomes de paires différentes, est une cause fréquente de cancers. Mais comment apparaissent-elles ? Dans une étude, menée par des scientifiques de l'unité de biologie Moléculaire, cellulaire et du développement (MCD, CNRS/UT3) et parue dans la revue Nature, les scientifiques montrent que lorsque des cassures apparaissent dans notre ADN, un nouveau compartiment de chromatine se forme à l'intérieur du noyau de la cellule. Ce compartiment chromatinien (appelé « D ») favorise l’activation de gènes essentiels pour signaler la présence de ces dommages à l’ensemble de la cellule, mais il s’accompagne de la formation délétère de translocations.

L’apparition de cassures dans le génome peut changer la séquence originelle des chromosomes, en entrainant notamment des mutations ou des délétions. Les cassures peuvent également favoriser des changements plus rares, mais plus drastiques, qui altèrent la structure des chromosomes, telles que les translocations, qui résultent de l’échange de matériel génétique entre deux chromosomes. Les translocations peuvent être à l’origine de cancers, mais elles peuvent également être la conséquence totalement indésirable de chimiothérapies générant ainsi des tumeurs secondaires. La formation des translocations au sein de notre génome reste encore mal comprise, même si on sait qu’elle implique le regroupement spatial de deux cassures.

En étudiant la réparation des cassures double-brin et l’organisation tri-dimensionnelle de notre génome, les scientifiques ont pu dévoiler certains mécanismes qui favorisent la réparation de l’ADN mais sont aussi à l’origine de translocations. En effet, cette étude publiée dans Nature démontre que, suite à l’apparition de cassures, notre ADN subit des changements organisationnels de sa structure et en particulier la formation d’un nouveau compartiment chromatinien appelé compartiment D.

[+] Lire la suite sur le site de l'Institut national des sciences biologiques du CNRS

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