Du nouveau sur la régulation des mécanismes de réparation de l’ADN
Lorsque l’ADN est cassé, une protéine en forme de perle et appelée Ku s’enfile à partir des extrémités de la cassure. Dans un article publié dans Cell reports, une équipe internationale de scientifiques, incluant l'Institut de pharmacologie et biologie structurale (IPBS - CNRS/UT3), décrivent les mécanismes qui permettent à la cellule d’empêcher une accumulation excessive de Ku sur l’ADN. Ces mécanismes, parfois déficients dans les cellules tumorales, protègent l’expression du génome lors de la réparation de l’ADN.
Dans un article publié dans Cell Reports, des scientifiques ont utilisé la microscopie de fluorescence à super-résolution, une technique permettant notamment d’étudier la composition des complexes de réparation au niveau de chaque cassure pour suivre la quantité de Ku se chargeant sur des cassures induites dans des cellules humaines par les rayons-X, mimant la radiothérapie. Avec cette approche les scientifiques ont découvert que la protéine DNA-PKcs, qui se lie directement à Ku à l’extrémité des cassures, bloque son glissement sur l’ADN. Bien que la DNA-PKcs soit connue pour son activité kinase, qui lui permet de moduler par phosphorylation les propriétés de plusieurs protéines de réparation, les scientifiques ont montré que, dans ce cas, il s’agissait d’un rôle physique de la DNA-PKcs. Ils ont également montré que ce rôle était retrouvé chez le xénope, un organisme modèle que les chercheurs ont utilisé pour des analyses fines de la composition des complexes de réparation.
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