Feu vert pour les missions spatiales EnVision et LISA de l’ESA

Le Comité des Programmes Scientifiques (SPC) de l’ESA vient d’approuver le démarrage du développement des missions EnVision, dédiée à l’étude de Vénus dans le cadre de la mission M5 du programme Cosmic Vision, et LISA (Laser Interferometer Space Antenna) qui observera les ondes gravitationnelles sur l’Univers entier, dans le cadre de la mission L3 du programme Cosmic Vision. Le CNES est fortement impliqué dans ces missions, comme contributeur au budget du programme scientifique obligatoire de l’ESA mais aussi via des fournitures pour les charges utiles scientifiques. Le CNRS et le CEA ont également un rôle primordial dans ces missions, contribuant à leur mise en œuvre scientifique. Le laboratoire Géosciences environnement Toulouse (GET/OMP - CNES/CNRS/IRD/UT3) est également impliqué dans le projet.

Etudier les caractéristiques actuelles et les processus d’évolution de la planète Vénus dans son ensemble, telle sera la mission de l’orbiteur EnVision. Il sera lancé fin 2031 par un lanceur Ariane 62 depuis le Centre Spatial Guyanais. Les données recueillies permettront notamment de mieux comprendre comment et pourquoi cette planète a évolué si différemment de la Terre. L’objectif principal de la mission est d’explorer Vénus dans différentes longueurs d’onde, depuis son noyau interne jusqu’à sa haute atmosphère afin de dresser une vue globale de la planète et des processus d’interaction entre ses différentes couches. La mission vise également à analyser l’activité volcanique et tectonique actuelle de la planète et les caractéristiques de son climat. Pour cela, la nature des interactions entre son atmosphère, le sol et sa structure interne sera étudiée. Il s’agit également de comprendre, de manière plus générale, les processus d’évolution des planètes de masse terrestre et de déterminer les conditions d’habitabilité et d’apparition de la vie.

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