Nos autres actus scientifiques

Dans cette page

La mécanique du foie, une histoire de récepteur

L’activité du foie est très dépendante du mode de vie et de la prise alimentaire. Des scientifiques du laboratoire Toxicologie alimentaire (Toxalim - ENVT/INP-Purpan/INRAE/UT3), de l'Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires (I2MC - Inserm/UT3) et du CHU de Toulouse étudient le contrôle de l’activité de cet organe vital, en prenant en compte les différences liées au sexe pour mieux adapter la prévention, vis-à-vis de maladies métaboliques et inflammatoires, la médecine et la pharmacologie.

Le foie est un organe central du métabolisme et de la détoxification. Il joue un rôle majeur dans l’adaptation à l’environnement, notamment nutritionnel. Sa capacité d’adaptation à l’apport en nutriments repose sur l’activation dans les cellules du foie – les hépatocytes - de différentes voies métaboliques (séries de réactions biochimiques). Quand le sucre (glucose) manque, par exemple lors d’un jeûne, les hépatocytes produisent une nouvelle source d’énergie à partir de lipides, appelée corps cétoniques. Ce jeûne peut être volontaire ou secondaire à une maladie, notamment infectieuse. Les corps cétoniques représentent alors une source d’énergie alternative et essentielle pour pallier le manque de glucose, notamment pour le cerveau et le cœur. Plusieurs protéines, dites facteurs de transcription, coopèrent pour réguler l’expression du génome dans les hépatocytes afin de maintenir cet équilibre énergétique de l’organisme.

L’activité du foie présente des spécificités chez les hommes et les femmes, on parle de dimorphisme sexuel. De plus, l’apparition de certaines maladies hépatiques est très dépendante du sexe. C’est notamment le cas pour les maladies métaboliques, dont les hépatopathies (maladies du foie) métaboliques non alcooliques qui représentent un enjeu mondial de santé publique. Aux stades précoces de ces maladies, les hépatocytes accumulent des niveaux anormalement élevés de lipides dans le foie ce qui peut favoriser la progression vers les stades graves: hépatite, cirrhose, cancer. Les travaux de l’équipe dirigée par Hervé Guillou et Nicolas Loiseau au laboratoire Toxalim, s’intéressent aux facteurs alimentaires et environnementaux qui influent sur le métabolisme des lipides et à son rôle dans les maladies du foie.

[+] Lire la suite sur le site de l'INRAE

À lire aussi

  • Cancer : reprogrammer les exosomes tumoraux pour stimuler l’efficacité des immunothérapies

    Et si les tumeurs pouvaient être contraintes de produire elles-mêmes les signaux déclenchant leur élimination par le système immunitaire ? C’est la piste explorée par des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’Université de Toulouse. Leur étude, publiée le 30 janvier dans le Journal of Extracellular Vesicles, montre qu’une molécule lipidique dérivée du cholestérol, la dendrogénine A, favorise la production par les cellules cancéreuses d’exosomes capables de stimuler les défenses de l'organisme et d'optimiser l'efficacité des immunothérapies sur des modèles murins de mélanome et de cancer du sein.

  • Alzheimer : à la recherche d’une hyperexcitabilité neuronale silencieuse

    Le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer peut présenter une activité électrique excessive, survenant principalement pendant le sommeil, qui pourrait accélérer la progression de la pathologie. Pourtant, détecter ces anomalies reste un défi considérable. C’est ce que relèvent des scientifiques de l’Université de Toulouse dans une étude publiée le 11 février dans Annals of neurology. Ils appellent à une standardisation internationale des méthodes de détection de ces décharges électriques pour lutter efficacement contre la maladie.

  • Pesticides et cancer : une étude révèle les mécanismes d’un risque environnemental et sanitaire

    Une nouvelle étude scientifique, publiée dans Nature Health, révèle un lien solide entre l’exposition aux pesticides agricoles présents dans l’environnement et le risque d’apparition de cancers. En combinant des données environnementales, des registres nationaux du cancer et des analyses biologiques, les chercheurs de l’IRD, de l’Institut Pasteur, de l’Université de Toulouse et de l’Instituto Nacional de Enfermedades Neoplásicas (INEN) du Pérou ont mis en lumière pour la première fois comment des expositions aux pesticides peuvent contribuer au développement de certains cancers.

Haut de page