Nos actus scientifiques

  • La recherche toulousaine franchit un cap décisif avec le label Carnot

    De l’aéronautique de pointe aux transitions écologiques, en passant par la santé du futur et les sciences de l’univers, la force de Toulouse réside dans l'excellence et la synergie de sa communauté scientifique mais aussi dans sa capacité historique à nouer des partenariats avec le monde socio-économique.

  • 1er séminaire doctoral

    Le tout premier séminaire mensuel des doctorants a eu lieu le 1er octobre. Une matinée riche en échanges autour des différents sujets de recherche et projets en cours. Le prochain séminaire aura lieu le 5 novembre de 9h à 12h (lieu à préciser).

Dans cette page

Les mesures de pluie depuis l’espace peuvent aider à anticiper les catastrophes liées aux glissements de terrains

Chaque année à travers le monde, de fortes pluies induisent de nombreux glissements de terrains causant de fortes pertes humaines et économiques. A l'image des pluies intenses du 15 février 2022 dans la ville de Petrópolis, au Brésil, causant la mort de plus de 200 personnes. Pour éviter ces catastrophes, des scientifiques du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (OMP, CNRS, IRD, UT3) ont mis à contribution les satellites météorologiques afin de prédire les risques en temps réel.

Ces phénomènes extrêmes sont particulièrement fréquents dans les pays de la bande intertropicale, où les réseaux météorologiques de mesure de pluie sont souvent lacunaires et peu adaptés pour comprendre et anticiper les conditions de pluie à l'origine. D'autant plus que le changement climatique tend à rendre ces événements plus fréquents. Pour pallier ce manque de données, une équipe internationale a évalué la capacité de la constellation satellite GPM (gérée par la NASA et la JAXA) à mesurer correctement les quantités de précipitations ayant causé des glissements de terrains. La force de ces estimations de pluies par satellites est leur disponibilité à travers l’ensemble du globe depuis les années 2000.

Cette étude a été menée sur 20 évènements de pluie ayant causés de 80 à 10,000 glissements de terrains à travers le monde (Caraïbes, Andes, Méditerranée, Afrique, Asie du Sud-Est). Les mesures satellites ont permis de quantifier la pluie durant l’évènement, ainsi que l’intensité de la pluie décennale (c’est à dire revenant statistiquement tous les 10 ans) dans la région. Dans 75 % des cas de fortes pluies d’un ou plusieurs jours (typiquement des cyclones), la région contenant les glissements de terrains correspond aux zones de pentes où l’intensité de pluie était bien supérieure à celle de la pluie décennale, et où l’anomalie de pluie était la plus forte depuis le début des mesures satellites. Par contre, dans le cas de pluies intenses ayant duré moins de 8h, les constellations satellites n’ont en général pas pu détecter une pluie particulièrement intense.

[+] Lire la suite sur le site de l'Institut national des sciences biologiques

À lire aussi

  • El Niño, une bouffée d’oxygène en sursis pour les espèces marines dans un océan asphyxié

    Au sud-est de l’océan Pacifique, les événements climatiques liés à El Niño permettent d’étendre provisoirement la zone habitable des espèces marines profondes. Seulement, ce bénéfice pourrait disparaître avec le changement climatique d’ici la fin du siècle. C’est le résultat d’une étude menée par des scientifiques internationaux, impliquant le Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS-OMP, CNES/CNRS/IRD/Université de Toulouse), publiée en juillet dans la revue Scientific reports.

  • La Nouvelle-Guinée : un refuge pour des centaines de nouvelles espèces de grenouilles

    Située au nord de l’Australie, la Nouvelle-Guinée compte parmi les régions les moins bien documentées biologiquement. Il est établi que l’île compte de nombreuses espèces de grenouilles mais il n’existe à ce jour aucune estimation précise. Une étude internationale menée par Flavien Ferreira, doctorant à l’Université de Toulouse au Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement (CRBE, CNRS/IRD/ToulouseINP/Université de Toulouse) révèle une diversité insoupçonnée de nouvelles espèces. Les résultats ont été publiés le 8 mai dans Frontiers of biogeography.

  • Comment l'instabilité climatique a façonné les premières civilisations du delta du Nil

    Le Nil, fleuve nourricier situé au cœur des civilisations de l'Égypte antique, a toujours fasciné l’humanité. Une équipe internationale, incluant le Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement (CRBE, CNRS/UT/IRD/Toulouse INP), a étudié l’évolution du delta du Nil durant les 8 derniers millénaires. Leurs résultats, publiés en deux articles en avril et mai 2025 dans Quaternary Science Reviews, permettent d’expliquer pourquoi l'agriculture a émergé plus tardivement dans le delta du Nil que dans les régions voisines du Levant, résolvant ainsi une énigme archéologique de longue date.

Haut de page