Dans cette page

[Exploreur] Hésitation vaccinale : quand le doute s’installe

La résistance à la pratique de la vaccination est nommée par l’Organisation mondiale de la santé  : « hésitation vaccinale ». Quelles sont les difficultés sociales, médicales et scientifiques qui nourrissent ce doute, en ces temps de pandémie de Covid-19 ? Focus sur ce phénomène en ce mois de mars 2021.

Par Anne-Marie Duguet (CERPOP), Patrick Calvas et Bettina Couderc (CERPOP), enseignants-chercheurs à l’Université Toulouse III – Paul Sabatier. Remerciements à Catherine Dupre-Goudable, Michel Clanet, Vincent Gregoire-Delory et Jacques Lagarrigue pour leur aide et le soutien apporté par l’Espace de Réflexion Éthique Occitanie.
 
La pandémie de Covid-19 a généré une course aux vaccins sans précédent et quatre d’entre eux ont obtenu une mise sur le marché en France. Dès l’annonce de la disponibilité probable d’un vaccin, des enquêtes dans plusieurs pays ont montré que les intentions de vaccination contre la Covid-19 étaient inférieures à celles constatées pour les autres vaccins.

Cette résistance à la pratique de la vaccination est un phénomène planétaire, que l’organisation mondiale de la santé qualifie d’« hésitation vaccinale ». Ce phénomène proviendrait de l’atteinte à la liberté individuelle, de l’incertitude scientifique et plus généralement des risques pour la santé (selon la publication de Jocelyn Raude).

Il nous a paru nécessaire de comprendre quelles sont les difficultés qui nourrissent le doute face à l’intérêt de la vaccination pour soi et pour le collectif ? 

Lire la suite sur le média Exploreur.

À lire aussi

  • Cancer : reprogrammer les exosomes tumoraux pour stimuler l’efficacité des immunothérapies

    Et si les tumeurs pouvaient être contraintes de produire elles-mêmes les signaux déclenchant leur élimination par le système immunitaire ? C’est la piste explorée par des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’Université de Toulouse. Leur étude, publiée le 30 janvier dans le Journal of Extracellular Vesicles, montre qu’une molécule lipidique dérivée du cholestérol, la dendrogénine A, favorise la production par les cellules cancéreuses d’exosomes capables de stimuler les défenses de l'organisme et d'optimiser l'efficacité des immunothérapies sur des modèles murins de mélanome et de cancer du sein.

  • Alzheimer : à la recherche d’une hyperexcitabilité neuronale silencieuse

    Le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer peut présenter une activité électrique excessive, survenant principalement pendant le sommeil, qui pourrait accélérer la progression de la pathologie. Pourtant, détecter ces anomalies reste un défi considérable. C’est ce que relèvent des scientifiques de l’Université de Toulouse dans une étude publiée le 11 février dans Annals of neurology. Ils appellent à une standardisation internationale des méthodes de détection de ces décharges électriques pour lutter efficacement contre la maladie.

  • Pesticides et cancer : une étude révèle les mécanismes d’un risque environnemental et sanitaire

    Une nouvelle étude scientifique, publiée dans Nature Health, révèle un lien solide entre l’exposition aux pesticides agricoles présents dans l’environnement et le risque d’apparition de cancers. En combinant des données environnementales, des registres nationaux du cancer et des analyses biologiques, les chercheurs de l’IRD, de l’Institut Pasteur, de l’Université de Toulouse et de l’Instituto Nacional de Enfermedades Neoplásicas (INEN) du Pérou ont mis en lumière pour la première fois comment des expositions aux pesticides peuvent contribuer au développement de certains cancers.

Haut de page