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Comment inclure les connaissances des agents dans la planification ?

La génération automatique de plans constitue un problème de raisonnement difficile et même indécidable dès que les connaissances des agents sont impliquées. Dans un travail qui a été publié dans la revue Artificial Intelligence, des scientifiques de l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT - CNRS/Toulouse INP/UT1 Capitole/UT2J/UT3 Paul Sabatier) ont réussi à identifier une nouvelle classe de problèmes décidables qui permet de planifier en prenant en compte des connaissances des agents.

La génération automatique de plans d'action est un sous-domaine de l’intelligence artificielle depuis ses origines. Le problème général est : étant donné des descriptions de l’état initial INIT, d’un but à atteindre BUT et d’un ensemble d'actions ACT dont dispose un agent, est-ce que cet agent peut enchaîner les actions de ACT de sorte à ce qu’elles amènent de INIT à BUT ? Les applications et l’échelle de complexité peuvent être très variées, allant de la réparation d’un pneu de vélo crevé à la planification d’une carrière. Étant donné la difficulté inhérente de ces problèmes, plusieurs hypothèses ont été faites afin de les simplifier. Dans la planification dite classique on suppose un environnement statique : toutes les modifications sont provoquées par l’agent planificateur qui possède une connaissance parfaite de l’état initial et des effets des actions. Sous ces hypothèses, l’existence d’un plan est décidable : il existe des algorithmes calculant en un temps fini s’il existe un plan ou non. Mieux, l'efficacité des algorithmes de planification s'est améliorée de manière spectaculaire : lors des compétitions annuelles les meilleurs planificateurs réussissent à résoudre des problèmes de référence (benchmarks) avec plusieurs milliers de variables. (...)

Lire la suite sur le site de l’Institut des sciences de l’information et de leurs interactions du CNRS.

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