Dans le creux de l’oreille : la forme de la cochlée est un marqueur sexuel
Mis en évidence par une collaboration franco-sud-africaine et interdisciplinaire de scientifiques principalement du CNRS, de l’UT3 Paul Sabatier et l’Université Clermont Auvergne*, ce résultat a permis de mettre au point la première méthode fiable de détermination du sexe, incluant les enfants, dans les cas où l’ADN s’avère absent ou trop altéré. En effet, il était impossible jusqu’à présent de connaître le sexe d’un enfant à partir de son squelette ; et pour les adultes, l’exercice n’est fiable qu’à partir de l’étude du bassin qui n’est pas toujours préservé. La cochlée étant située dans l’os le plus dur du crâne, que l’on retrouve très souvent dans les sites archéologiques, cette technique permettra d’établir le sexe de très anciens fossiles, même fragmentaires ou immatures.
Ces travaux font l’objet d’un article publié dans Scientific Reports.
Voir en ligne sur le site du CNRS.
*Ces travaux menés par José Braga, professeur à l'université Toulouse III - Paul Sabatier, appartiennent au laboratoire « Anthropologie moléculaire et imagerie de synthèse » (Amis - CNRS/UT3 Paul Sabatier), au Laboratoire d'informatique, de modélisation et d'optimisation des systèmes (CNRS/UCA/Mines St-Etienne) et à l’Institut de mathématiques de Toulouse (IMT - CNRS/ UT3 Paul Sabatier/Insa Toulouse/UT1 Capitole/Univ. Toulouse - Jean Jaurès). Un otologue de la Clinique Pasteur à Toulouse est également auteur de cet article.


