Block de récif carbonaté (formé sous faible tranche d’eau) ayant glissé pour être incorporé à des sédiments marins profonds lors de la compression varisque dirigée vers le nord
Block de récif carbonaté (formé sous faible tranche d’eau) ayant glissé pour être incorporé à des sédiments marins profonds lors de la compression varisque dirigée vers le nord© Dominique Chardon

Dans cette page

L’énigme de la formation de la Montagne Noire enfin résolue

Une équipe du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (GET-OMP - CNRS/IRD/Université Toulouse III - Paul Sabatier) a entrepris la première étude détaillée et intégrée qui révèle finalement les liens intimes entre déformation, déplacements et sédimentation lors de la collision varisque en Montagne Noire. Elle montre que les terrains ont été poussés vers le Nord pendant un mouvement de coulissage, appelé décrochement, le long de la faille des Cévennes. Ce résultat explique l’origine méridionale des terrains et intègre tous les critères de déformation dans un schéma cohérent combinant compression et décrochement. L’étude montre que le sens de glissement le long de la faille des Cévennes s’est inversé par la suite, alors que la chaîne varisque acquérait sa forme finale.

Ces travaux impliquent notamment Markus Aretz, enseignant-chercheur à l'université et membre de l'équipe Couplages lithosphère - océan - atmosphère au laboratoire GET.

Voir l'article original en ligne sur le site de l’Institut national des sciences de l’Univers du CNRS.

À lire aussi

  • Durée de la cristallisation de la croûte Archéenne fondue : le milliard !

    Le cœur de la plupart des continents est formé d’une croûte très ancienne, appelé craton, et datée de l’Archéen (entre - 3,9 et - 2,5 milliards d’années). Ces régions sont essentiellement composées de roches issues de magma et de sédiments ayant subi des transformations sous l’effet de fortes températures et/ou pressions. Leur formation est classiquement interprétée comme étant associée à la répétition de phénomènes tels que le panache mantellique (remontée de roches anormalement chaudes dans le manteau terrestre) ou la subduction (processus moteur de la tectonique des plaques). Néanmoins, ce paradigme est remis en question par des scientifiques des laboratoires Géosciences environnement Toulouse (GET-OMP – CNRS/IRD/CNES/UT3 Paul Sabatier) et GeoRessources Nancy (Université de Lorraine/CNRS/CREGU) sur la base d’un modèle thermique relativement simple. Leurs travaux sont publiés dans la revue Comptes Rendus Geoscience de l’Académie des sciences.

  • Après 70 ans de déclin, la biodiversité du fleuve Yangtsé se rétablit

    La Chine a imposé en 2021 une interdiction totale de pêche sur l’ensemble du fleuve Yangtsé, ainsi que différentes mesures visant à améliorer la qualité de l’eau et des habitats. Elles ont permis de stopper 70 ans de déclin de la biodiversité sur le plus grand fleuve d’Asie. De plus, en l’espace de trois ans, la biomasse en poissons a plus que doublé et des espèces rares, comme le marsouin aptère ou le poisson tube, commencent à se rétablir. C’est ce que démontre une étude internationale, co-signée par Sébastien Brosse, professeur à l’Université de Toulouse, parue dans Science le 12 février.

  • Pesticides et cancer : une étude révèle les mécanismes d’un risque environnemental et sanitaire

    Une nouvelle étude scientifique, publiée dans Nature Health, révèle un lien solide entre l’exposition aux pesticides agricoles présents dans l’environnement et le risque d’apparition de cancers. En combinant des données environnementales, des registres nationaux du cancer et des analyses biologiques, les chercheurs de l’IRD, de l’Institut Pasteur, de l’Université de Toulouse et de l’Instituto Nacional de Enfermedades Neoplásicas (INEN) du Pérou ont mis en lumière pour la première fois comment des expositions aux pesticides peuvent contribuer au développement de certains cancers.

Haut de page