La perte olfactive dans la COVID-19, un indicateur précoce de la surcharge hospitalière

Au printemps 2020, la France – comme beaucoup d'autres pays – entrait en confinement pour éviter une surcharge des services hospitaliers liée à la COVID-19. Ce travail, publié dans la revue Nature Communications, montre que plus une région française enregistrait de déclarations de perte de l’odorat mi-mars, plus le nombre de personnes hospitalisées, en réanimation, ou décédées dans cette région était élevé plusieurs semaines plus tard. La « 2ème vague » redoutée étant en train de se produire, la perte de l’odorat au niveau populationnel devrait être considérée par les pouvoirs publics afin d’adapter leurs mesures et d’en suivre l’impact.

Ces travaux impliquent notamment Veronica Pereda-Campos, ingénieure de recherche UT3 Paul Sabatier et Denis Pierron, chercheur CNRS, tous deux affiliés au laboratoire Anthropologie moléculaire et imagerie de synthèse (Amis).

Voir l'article original en ligne sur le site de l'Institut des sciences biologiques du CNRS.

À lire aussi

  • Culture de cannabis.

    Consommer du cannabis augmente la fréquence des accidents vasculaires et la mortalité associée

    Une équipe scientifique de l’Université de Toulouse s’est intéressée à la corrélation entre la consommation de cannabis et la survenue d’événements cardiovasculaires indésirables majeurs. La méta-analyse conduite à partir des études de « vraie vie » à l’échelle internationale montre que consommer du cannabis augmente la fréquence des accidents vasculaires et la mortalité associée. L’article qui en découle, publié dans la revue Heart fin 2025, a été récompensé en tant que finaliste du best paper award 2026 décerné à l’occasion du congrès international de cardiologie (ESC).

  • Syndrome de l’intestin irritable : un nouveau mécanisme expliquant la douleur abdominale

    Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est une pathologie digestive chronique caractérisée par des douleurs abdominales et des troubles du transit. Parmi les facteurs nutritionnels incriminés, figure un ensemble de petits sucres fermentescibles par le microbiote intestinal présents dans plusieurs aliments, connus sous l’abréviation FODMAPs (1). Une étude menée par des chercheurs d’INRAE, de l’Ecole d’ingénieurs de Purpan et par un enseignant-chercheur de l’université Toulouse III - Paul Sabatier au Centre de recherches sur la cognition animale (CRCA-CBI - CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier), s’est intéressée aux métabolites produits par le microbiote intestinal, issus de la fermentation de deux FODMAPs, le lactose et un sucre complexe. Leurs résultats sont parus le 6 février dans la revue Gastroenterology.

Haut de page