Évolution de la situation épidémiologique du 27 février au 13 mai 2020
Évolution de la situation épidémiologique du 27 février au 13 mai 2020

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La théorie du chaos appliquée à l’épidémie de Covid-19

La plupart des approches communément utilisées en épidémiologie s’appuient sur une connaissance a priori forte. Cependant, dans le contexte d’une épidémie de virus émergent, la connaissance de la maladie et de sa propagation peut être très limitée. Comparer les modèles épidémiologiques classiques à des approches alternatives peut alors être très utile.
Dans cette étude publiée dans la revue Epidemiology and Infection, une équipe française composée de scientifiques du Centre d’études spatiales de la biosphère (Cesbio-OMP), a utilisé les données des épidémies de COVID-19 en Chine, au Japon, en Corée du Sud et en Italie pour construire, sans hypothèses fortes, des modèles déterministes basés sur la théorie du chaos. Ces modèles ont ensuite été appliqués à d’autres pays (France, Espagne, Belgique et Royaume-Uni) pour identifier les scénarios les plus probables et en suivre l’évolution de façon opérationnelle, en cours d’épidémie.

Parmi les résultats, dès le 5 février, un modèle chaotique pour la Chine a été obtenu, qui suggérait que sans mesures de contrôle, l’épidémie poursuivrait son extension. Le 26 mars, un modèle non-chaotique a été obtenu pour l’Italie, qui permettait de prévoir les étapes de décroissance de l’épidémie en Italie et en France. Enfin, ces travaux ont permis de montrer que l’amplitude de l’épidémie était directement liée à la précocité des mesures de contrôle prises pour endiguer l’épidémie.

Voir l'article original en ligne sur le site de l'Institut des sciences de l'Univers du CNRS.

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