Le plus haut chantier des Pyrénées a débuté
Culminant à 2877m d’altitude, le Pic du Midi accueille touristes et scientifiques au sein d’un site exceptionnel. Piloté par l’université Toulouse III - Paul Sabatier, l’agrandissement des espaces scientifiques a débuté mi-juin 2021 avec la création en extension de deux nouveaux bâtiments. Dès 2022, la base d'observation augmentera ainsi sa capacité d'accueil et d'hébergement de plus de 500 m².
D’un budget total de 6,9 millions d'euros, toutes dépenses confondues, le projet est financé dans le cadre du Contrat de Plan Etat Région (CPER) 2015-2020, à hauteur de 3,5 millions d'euros par la Région Occitanie, dont 3 millions d'euros de fonds européens FEDER, 2,02 millions d’euros par l’Etat, dont 1,52 millions d'euros de Dotation Soutien à l'Investissement public Local (DSIL Etat), et 1,38 millions d'euros par l’université Toulouse III - Paul Sabatier sur fonds propres.
Ce nouveau projet immobilier d’envergure destiné à la recherche, va renforcer la dynamique du site tout en respectant sa dimension architecturale originale. Il va notamment permettre d’accroitre les capacités d’hébergement des scientifiques qui viennent travailler sur le site et d’augmenter les surfaces dédiées aux recherches astronomiques et atmosphériques.
Le premier volet qui vient de débuter verra la construction de trois étages supplémentaires enchâssés dans le bâtiment Dauzère et sur les vestiges des écuries à mulets.
Cette nouvelle structure, qui portera le nom « Dauzère - Soler » accueillera une salle de pilotage et d’acquisition destinée aux observations de toutes les coupoles du sommet, des salles de travail en groupe et une trentaine de couchages pour les scientifiques.
La terrasse de ce nouveau bâtiment sera, quant à elle, aménagée pour accueillir une nouvelle plateforme environnementale, permettant un développement des activités de recherches en sciences de l’atmosphère des laboratoires de l’université de Toulouse III – Paul Sabatier / Observatoire Midi-Pyrénées (OMP).
Elle permettra également d’accueillir de nouvelles instrumentations d'autres équipes de recherche. Des colloques et des manifestations de culture scientifique seront également organisés dans ces nouveaux locaux.
Bâtiment Dauzère-Soler
©TRIPTYQUE - image insertion paysagère
Bâtiment ré aluminure
©TRIPTYQUE - image insertion paysagère
Du fait des conditions climatiques très contraignantes sur le site (seulement de l’ordre de 100 jours de non gel / an et des vents violents) les travaux sont programmés sur 2 périodes d’été entre juin 2021 et octobre 2022, se poursuivant ensuite sans discontinuer jusque début 2023.
Quand l'enjeu technique rejoint l’enjeu esthétique et patrimonial
Faisant suite à un appel d'offres, 12 entreprises* ont été sélectionnées, avec quelques spécificités liées à ce lieu d'altitude. Par exemple, l'acheminement des matériaux au sommet nécessite l'intervention d'une société d'héliportage.
Les travaux ont démarré en parallèle sur les deux extensions dans des conditions météorologiques défavorables, empêchant très souvent l’approvisionnement même du chantier. Mais dès que possible c'est un véritable balai entre ciel et terre qui se met en place. Au sommet les machines et les hommes cohabitent alors dans de rudes conditions.
©UT3/OMP - S. Chastanet
Sécurité des randonneurs
Durant toute la durée des travaux, les accès à la plateforme sommitale par voie pédestre resteront ouverts. Néanmoins les randonneurs sont encouragés à la plus grande vigilance. En effet, malgré toutes les précautions d’usages et règlementaires prises, les travaux peuvent occasionner de potentielles chutes de pierres, notamment sur la face Nord à l’aplomb de l’extension Dauzère.
Déroctage au niveau du Télescope Bernard Lyot
©UT3 - K. Aramendy
Mur du bunker et écurie à mulet
©UT3 - K. Aramendy

