Le protoxyde d’azote troposphérique observé depuis l’espace
La chaîne de traitement SOFRID, développée au Laboratoire d’aérologie (Laero/OMP - CNRS, Université Toulouse III - Paul Sabatier), a été mise en œuvre pour déterminer les concentrations troposphériques de N2O à partir des données du sondeur spatial infrarouge IASI. Pour la première fois, les données de ce sondeur hyperspectral ont documenté les dynamiques spatiales et saisonnières, ainsi que les tendances d’accumulation de ce GES à l'échelle planétaire sur plus d'une décennie. Ces nouvelles données SOFRID-N2O ont été validées par les observations des spectromètres infrarouges FTIR de 12 stations du réseau de détection du changement de la composition atmosphérique (NDACC), dont la composante européenne fait partie de l’infrastructure ACTRIS. En particulier, le sondeur IASI et les spectromètres FTIR produisent des tendances comparables dans la moyenne troposphère (~ 1.05 ppbv/an). Ce travail préliminaire ouvre donc des perspectives pour améliorer la cartographie des sources de ce GES.
Voir en ligne sur le site de l'Institut national des sciences de l'Univers du CNRS.

