Eric Bajart

Dans cette page

Les forêts tropicales peuvent supporter la chaleur, jusqu’à un certain point

Sous l’impact du changement climatique, les forêts tropicales intactes font face à un avenir incertain. Une nouvelle étude publiée le 22 mai 2020 dans la revue Science suggère qu’elles continueront à stocker de grandes quantités de carbone même compte tenu du réchauffement, à condition que la déforestation tropicale soit réduite. Les forêts tropicales du monde stockent un quart de siècle d’émissions de combustibles fossiles dans leurs seuls arbres. Il est à craindre que le réchauffement climatique ne réduise cette réserve si la croissance des arbres diminue ou si leur mortalité augmente, accélérant ainsi le changement climatique. Une équipe de recherche internationale incluant le laboratoire Évolution et diversité biologique de Toulouse (EDB – CNRS/IRD/ Université Toulouse III - Paul Sabatier) a mesuré plus d’un demi-million d’arbres dans 590 parcelles de forêts tropicales afin de relier la quantité de carbone qu’elles stockent au climat dans lesquelles elles poussent aujourd’hui.

Voir l'article original en ligne sur le site de l’Institut écologie et environnement du CNRS.

À lire aussi

  • El Niño, une bouffée d’oxygène en sursis pour les espèces marines dans un océan asphyxié

    Au sud-est de l’océan Pacifique, les événements climatiques liés à El Niño permettent d’étendre provisoirement la zone habitable des espèces marines profondes. Seulement, ce bénéfice pourrait disparaître avec le changement climatique d’ici la fin du siècle. C’est le résultat d’une étude menée par des scientifiques internationaux, impliquant le Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS-OMP, CNES/CNRS/IRD/Université de Toulouse), publiée en juillet dans la revue Scientific reports.

  • La Nouvelle-Guinée : un refuge pour des centaines de nouvelles espèces de grenouilles

    Située au nord de l’Australie, la Nouvelle-Guinée compte parmi les régions les moins bien documentées biologiquement. Il est établi que l’île compte de nombreuses espèces de grenouilles mais il n’existe à ce jour aucune estimation précise. Une étude internationale menée par Flavien Ferreira, doctorant à l’Université de Toulouse au Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement (CRBE, CNRS/IRD/ToulouseINP/Université de Toulouse) révèle une diversité insoupçonnée de nouvelles espèces. Les résultats ont été publiés le 8 mai dans Frontiers of biogeography.

  • Comment l'instabilité climatique a façonné les premières civilisations du delta du Nil

    Le Nil, fleuve nourricier situé au cœur des civilisations de l'Égypte antique, a toujours fasciné l’humanité. Une équipe internationale, incluant le Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement (CRBE, CNRS/UT/IRD/Toulouse INP), a étudié l’évolution du delta du Nil durant les 8 derniers millénaires. Leurs résultats, publiés en deux articles en avril et mai 2025 dans Quaternary Science Reviews, permettent d’expliquer pourquoi l'agriculture a émergé plus tardivement dans le delta du Nil que dans les régions voisines du Levant, résolvant ainsi une énigme archéologique de longue date.

Haut de page