Sébastien Britton

Dans cette page

Réparation de l’ADN : ATM s’oppose aux liaisons dangereuses

Plusieurs mécanismes de réparation des cassures de l’ADN ont été caractérisés. Mais la manière dont s’effectue le choix entre ces mécanismes est moins connue. Une étude mené par une équipe de l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale (IPBS) parue dans la revue Nucleic Acids Research, révèle comment la voie de réparation adéquate est sélectionnée en présence de cassures de l’ADN particulières, à la base de la toxicité de certaines molécules anticancéreuses. Perturber le choix entre les voies de réparation pourrait offrir une perspective pour améliorer l’efficacité de ces traitements.

Voir l'article original en ligne sur le site de l’Institut des sciences biologiques du CNRS.

 

À lire aussi

  • Yakoutie : l’histoire d’un peuple autochtone face à l’expérience coloniale

    Au nord-est de la Sibérie, plusieurs siècles d’expansion impériale russe, initiée par les Cosaques, ont légèrement modifié la biologie des populations autochtones de Yakoutie. Les analyses génétiques et microbiennes de 122 individus inhumés entre le XIVe et le XIXe siècle révèlent une stabilité remarquable malgré les bouleversements culturels, sanitaires et alimentaires. C'est ce que démontre une étude internationale coordonnée par des scientifiques de l’Université de Toulouse et du CNRS au sein du Centre d'anthropobiologie et de génomique de Toulouse (CAGT), parue dans Nature le 7 janvier. Ces résultats, obtenus grâce à l’exceptionnelle préservation des sujets dans le pergélisol sibérien, éclairent d'un jour nouveau l'histoire d’un peuple autochtone d’une région marquée par l’un des climats les plus extrêmes de la planète.

  • Comment des gènes hérités il y a des millions d’années ont permis de façonner le système immunitaire des plantes

    Pour résister aux infections, une plante cousine des mousses, l’hépatique Marchantia polymorpha, utilise des gènes hérités de microorganismes il y a des centaines de millions d’années pour produire des composés antimicrobiens spécifiques. Ce mécanisme de défense inattendu a été révélé par des scientifiques de l’Université de Toulouse et du CNRS. Leur étude, publiée le 4 février dans Proceedings of the national academy of sciences, identifie de nouvelles pistes pour développer une protection durable des cultures agricoles.

  • Après 70 ans de déclin, la biodiversité du fleuve Yangtsé se rétablit

    La Chine a imposé en 2021 une interdiction totale de pêche sur l’ensemble du fleuve Yangtsé, ainsi que différentes mesures visant à améliorer la qualité de l’eau et des habitats. Elles ont permis de stopper 70 ans de déclin de la biodiversité sur le plus grand fleuve d’Asie. De plus, en l’espace de trois ans, la biomasse en poissons a plus que doublé et des espèces rares, comme le marsouin aptère ou le poisson tube, commencent à se rétablir. C’est ce que démontre une étude internationale, co-signée par Sébastien Brosse, professeur à l’Université de Toulouse, parue dans Science le 12 février.

Haut de page