Dans cette page

Trois acides aminés font toute la différence entre les deux isoformes de l’histone H2A.Z

Dans la chromatine, l’ADN est associé à différentes protéines, dont les histones et leurs variants qui sont impliqués dans de nombreux processus cellulaires. Le variant d’histone H2A.Z joue un rôle majeur dans le contrôle de l’expression des gènes. H2A.Z est codé par deux gènes exprimant deux isoformes, H2A.Z.1 et H2A.Z.2, qui ne diffèrent que par trois acides aminés. Dans un article publié dans la revue Elife, une équipe internationale composée notamment de scientifiques du Laboratoire de biologie cellulaire et moléculaire du contrôle de la prolifération (LBCMCP-CBI) montre que ces isoformes peuvent avoir des fonctions similaires mais aussi antagonistes, par interaction avec des protéines interagissant préférentiellement avec l’une ou l’autre. Ces résultats rajoutent un niveau supplémentaire de complexité au contrôle génique par les variants d’histones.

Voir en ligne sur le site de l’Institut des sciences biologiques du CNRS.

À lire aussi

  • Yakoutie : l’histoire d’un peuple autochtone face à l’expérience coloniale

    Au nord-est de la Sibérie, plusieurs siècles d’expansion impériale russe, initiée par les Cosaques, ont légèrement modifié la biologie des populations autochtones de Yakoutie. Les analyses génétiques et microbiennes de 122 individus inhumés entre le XIVe et le XIXe siècle révèlent une stabilité remarquable malgré les bouleversements culturels, sanitaires et alimentaires. C'est ce que démontre une étude internationale coordonnée par des scientifiques de l’Université de Toulouse et du CNRS au sein du Centre d'anthropobiologie et de génomique de Toulouse (CAGT), parue dans Nature le 7 janvier. Ces résultats, obtenus grâce à l’exceptionnelle préservation des sujets dans le pergélisol sibérien, éclairent d'un jour nouveau l'histoire d’un peuple autochtone d’une région marquée par l’un des climats les plus extrêmes de la planète.

  • Comment des gènes hérités il y a des millions d’années ont permis de façonner le système immunitaire des plantes

    Pour résister aux infections, une plante cousine des mousses, l’hépatique Marchantia polymorpha, utilise des gènes hérités de microorganismes il y a des centaines de millions d’années pour produire des composés antimicrobiens spécifiques. Ce mécanisme de défense inattendu a été révélé par des scientifiques de l’Université de Toulouse et du CNRS. Leur étude, publiée le 4 février dans Proceedings of the national academy of sciences, identifie de nouvelles pistes pour développer une protection durable des cultures agricoles.

  • Après 70 ans de déclin, la biodiversité du fleuve Yangtsé se rétablit

    La Chine a imposé en 2021 une interdiction totale de pêche sur l’ensemble du fleuve Yangtsé, ainsi que différentes mesures visant à améliorer la qualité de l’eau et des habitats. Elles ont permis de stopper 70 ans de déclin de la biodiversité sur le plus grand fleuve d’Asie. De plus, en l’espace de trois ans, la biomasse en poissons a plus que doublé et des espèces rares, comme le marsouin aptère ou le poisson tube, commencent à se rétablir. C’est ce que démontre une étude internationale, co-signée par Sébastien Brosse, professeur à l’Université de Toulouse, parue dans Science le 12 février.

Haut de page