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NAWA UNIVERSEH OPEN ANALOG SPACE MISSION PROGRAMME 2026

En Pologne

Du 5 au 13 septembre 2026, Pavidot, étudiant en master 2 parcours Signal, image et apprentissage automatique (SIA2), à l’Université de Toulouse, a participé à la mission NAWA UNIVERSEH OPEN en Pologne. Retrouvez son témoignage inspirant !

Retour sur la Mission spatiale analogique NAWA UNIVERSEH OPEN de Pavidot, étudiant à l’Université de Toulouse.

Organisé par l’université de Cracovie (Pologne), Nawa UNIVERSEH Open est un programme de simulation de mission spatiale destiné à reproduire, sur Terre, certaines des contraintes et conditions rencontrées lors de missions d’exploration spatiale. Pendant neuf jours, les participant.es sont confronté.es à des situations extrêmes favorisant le développement de compétences techniques, scientifiques et humaines essentielles aux futures missions spatiales habitées.

Une opportunité unique de vivre l’expérience d’une mission spatiale sans quitter la Terre

En tant qu’Engineer Officer et Sport Officer, Pavidot a pris part à différentes activités techniques, scientifiques et opérationnelles tout au long de la mission. Parmi les principaux projets menés durant la mission figurait le développement et les essais d’un rover destiné au transport d’équipements médicaux. Le dispositif a été pensé comme une solution d’assistance d’urgence permettant d’acheminer du matériel médical jusqu’à un astronaute blessé lors d’une sortie extravéhiculaire ou lorsque sa localisation ou les conditions environnantes rendent une intervention immédiate d’un autre membre d’équipage trop risquée.

Pavidot avait aussi pour mission de contribuer au suivi de l’état physique et des performances des participants tout au long de la mission. Dans le contexte d’une mission spatiale simulée, le maintien des capacités physiques constitue en effet un enjeu important, notamment lorsque l’équipage évolue pendant plusieurs jours dans un environnement confiné et soumis à des contraintes spécifiques.

Mobiliser des compétences pluridisciplinaires pour relever les défis du spatial

Cette mobilité lui a permis de donner une dimension concrète et opérationnelle à sa formation en traitement du signal, traitement d’image et machine learning. Elle lui a permis de découvrir comment des compétences issues de disciplines différentes peuvent être mobilisées conjointement pour répondre aux problématiques complexes de l’exploration spatiale. Cette expérience illustre le caractère profondément interdisciplinaire du secteur spatial. Robotique, intelligence artificielle, traitement des données, énergie, sciences médicales ou encore ingénierie des systèmes sont autant de domaines qui doivent interagir pour concevoir des solutions adaptées aux contraintes de l’exploration spatiale. « J’ai été amené à mobiliser des connaissances issues de plusieurs disciplines pour concevoir des solutions avec les ressources disponibles, notamment lors du développement du rover médical et de la réalisation d’une cellule photovoltaïque expérimentale ».

Des compétences humaines au cœur d’une mission internationale et interculturelle

Au-delà des compétences scientifiques et techniques, cette mission lui a permis de développer et de mobiliser de nombreuses compétences transversales, essentielles dans le cadre d’un environnement spatial contraint. « La mission a fortement renforcé mes capacités de travail en équipe, d’autonomie, de communication et d’adaptabilité. Elle m’a également permis de développer ma résilience, ma capacité à gérer le stress, les imprévus et les contraintes de temps et de ressources, tout en maintenant mon efficacité dans un environnement isolé et exigeant. Cette expérience m’a enfin appris à prendre des responsabilités, à coordonner certaines activités de l’équipage et à contribuer rapidement à la résolution de problèmes dans un contexte opérationnel contraint ».

Cette mobilité lui a permis d’évoluer au quotidien au sein d’un équipage international et multiculturel, composé de participant.es aux parcours académiques variés. « Cette expérience m’a permis de découvrir différentes façons de travailler, de communiquer et d’aborder les problèmes, tout en développant ma capacité à m’adapter à des profils, des habitudes et des références culturelles variés. La langue de travail étant principalement l’anglais, la mission a également renforcé mon aisance dans un environnement international ».  La vie en espace confiné et les contraintes de la mission ont par ailleurs favorisé l’écoute, le compromis et la collaboration mais elles ont surtout constitué un enrichissement humain considérable. « J’ai ainsi renforcé ma capacité à collaborer efficacement dans une équipe multiculturelle, à respecter les différences et à construire rapidement une dynamique collective autour d’objectifs communs ».

Des moments marquants

Parmi les moments les plus marquants de la mission, la première mise en fonctionnement du rover a constitué une grande fierté collective. « Ce fut un véritable accomplissement collectif, d’autant plus que nous avions dû le concevoir et l’assembler avec des ressources limitées et dans un temps restreint ». La participation à des expériences simulant des conditions extrêmes, notamment à l’aide d’un gyroscope, lui a également permis de « comprendre les exigences humaines associées aux environnements spatiaux et l’importance de conserver ses capacités de concentration et de décision dans des situations inhabituelles ou difficiles ».

Une expérience en lien direct avec son projet professionnel

Cette immersion lui a ainsi permis de dépasser le cadre de sa spécialisation initiale et de mieux comprendre comment ses compétences peuvent s’intégrer dans un système spatial plus global. « Elle constitue une expérience directement complémentaire à mon projet professionnel, orienté vers la recherche, l’intelligence artificielle embarquée et les systèmes autonomes appliqués à l’exploration spatiale ».

Photo fournie par universeh.eu 


Cliquez ici pour plus d'informations sur le projet UNIVERSEH 2.0.

Financé par l’Union européenne du 01/11/2023 au 31/10/2027.
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