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Laura Poillet-Perez, post-doctorante au CRCT, lauréate du Prix Jeunes Talents France 2021 "Pour les Femmes et la Science"

Pour la 15ème édition annuelle du Prix Jeunes Talents France 2021, la Fondation L’Oréal et ses partenaires, l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’UNESCO, réaffirment leur engagement aux côtés des femmes scientifiques, pour les rendre visibles, les accompagner et les valoriser au sein de la recherche en décernant ce prix à 35 jeunes chercheuses brillantes. Parmi elles, Laura Poillet-Perez, post-doctorante au Centre de recherches en cancérologie de Toulouse (CRCT). Découvrez son portrait publié par la Fondation l'Oréal.

© Fondation L'Oréal
© Fondation L'Oréal
Native de Montbéliard, Laura Poillet-Perez développe très tôt une passion pour les sciences. La présence au sein de sa famille de maladie autoimmune suscite notamment son attrait pour la biologie. Alors qu’elle étudie à l’université de Franche-Comté à Besançon, elle développe au cours d’un stage de master son intérêt pour l’autophagie et le cancer.

L’autophagie, qui signifie « se manger soi-même », est un mécanisme physiologique de destruction de la cellule par ses propres lysosomes. Sa dérégulation est notamment impliquée dans des maladies neurodégénératives ou le cancer.

Le rôle de ce mécanisme dans le cancer reste toutefois complexe puisque l’autophagie peut à la fois contribuer et empêcher la croissance tumorale et la résistance aux thérapies. Cela fait de l’autophagie une cible thérapeutique prometteuse, mais les mécanismes exacts impliqués restent encore à ce jour méconnus.

Après sa thèse, la doctorante en biologie du cancer a poursuivi l’étude de l’autophagie en post-doctorat au Rutgers Cancer Institute of New Jersey dans le laboratoire du Dr. Eileen White aux États-Unis. Elle intègre ensuite l’équipe du laboratoire METAMAL (Métabolisme et résistance thérapeutique dans les leucémies aiguës myéloïdes) au sein du Centre de recherches en cancérologie de Toulouse. Les recherches de Laura Poillet-Perez consistent à comprendre l’implication de l’autophagie dans la résistance thérapeutique des leucémies. Les résultats obtenus au cours de cette étude permettront de proposer de nouveaux traitements et d’éviter les risques de rechutes, enjeu thérapeutique majeur pour ce cancer du sang à la mortalité élevée.

Tout au long de son parcours, Laura Poillet-Perez a l’impression qu’elle doit justifier sa présence et convaincre qu’elle a les compétences nécessaires : « J’ai ressenti qu’on attendait plus de moi et j’ai souvent été jugée sur mes rôles de mère et scientifique, devant prouver que je pouvais réussir sans que l’un des deux en pâtisse », confie la chercheuse. Un challenge de plus pour celle qui avoue aimer « le challenge que me procure mon métier chaque jour et le fait que mon métier m’ai appris à persévérer et à ne jamais abandonner ».

Mon objectif est de mieux comprendre le fonctionnement des cellules cancéreuses pour les éradiquer et adapter les traitements à chaque patient.

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