Markus Aretz, enseignant-chercheur à l’université, reçoit la Médaille André Dumont de la Société géologique de Belgique

La médaille André Dumont 2020 de la Société géologique de Belgique « Geologica Belgica » a été décernée, vendredi 17 septembre, à Markus Aretz, enseignant-chercheur à l’Université Toulouse III- Paul Sabatier, laboratoire Géoscience environnement Toulouse (GET/OMP – CNRS/CNES/IRD/UT3 Paul Sabatier), pour l’ensemble de ces travaux sur le Paléozoïque supérieur (400-250 million d’années).

Markus Aretz Markus Aretz, est un spécialiste des microfaciès carbonatés et des coraux du Carbonifère/Dévonien. Sa recherche couvre un vaste éventail d'approches scientifiques, de la paléobiologie et taxonomie des coraux, en passant par l’évolution des récifs jusqu’aux questions liées aux mouvements des plaques tectoniques et l’évolution du climat de l’époque. Ses travaux généralement multidisciplinaires sont l'opportunité de collaborations variées tout en engageant fréquemment de nombreux collègues étrangers.

Markus Aretz est fortement impliqué dans la vie et la gestion des instances et commissions nationales et internationales. À titre d’exemple, son implication dans la sous-commission internationale du Carbonifère est doublée par la prise de responsabilité de la définition formelle de la limite stratigraphique Dévonien-Carbonifère (dont le débat dure depuis de nombreuses dizaines d’années).  

À l’université Toulouse III – Paul Sabatier, il est co-responsable de la licence sciences de la Terre depuis 2016, responsable Erasmus pour les sciences de la Terre depuis 2013 et membre du conseil du département biologie-géosciences depuis 2012.

Je suis surpris et très honoré de recevoir la médaille André Dumont. C’est une très belle récompense de mes travaux scientifiques qui ont bénéficié des soutiens de mes collègues, amis et étudiants à Toulouse et d'ailleurs !
Markus Aretz

La médaille André Dumont a été créée en 1949, pour le 75e anniversaire de la Société géologique de Belgique fondée en 1874. En 1949, la déclaration originale de P. Macar (1906-1978) stipulait que la médaille "sera attribuée chaque année à un scientifique belge ou étranger qui a effectué un travail de recherche de grande valeur dans le domaine des sciences minérales". Actuellement, le prix André Dumont est attribué à un scientifique travaillant en dehors de la Belgique pour honorer sa contribution exceptionnelle à l'état des connaissances en sciences de la terre.

Voir en ligne sur le site de la Société géologique de Belgique.

À lire aussi

  • Durée de la cristallisation de la croûte Archéenne fondue : le milliard !

    Le cœur de la plupart des continents est formé d’une croûte très ancienne, appelé craton, et datée de l’Archéen (entre - 3,9 et - 2,5 milliards d’années). Ces régions sont essentiellement composées de roches issues de magma et de sédiments ayant subi des transformations sous l’effet de fortes températures et/ou pressions. Leur formation est classiquement interprétée comme étant associée à la répétition de phénomènes tels que le panache mantellique (remontée de roches anormalement chaudes dans le manteau terrestre) ou la subduction (processus moteur de la tectonique des plaques). Néanmoins, ce paradigme est remis en question par des scientifiques des laboratoires Géosciences environnement Toulouse (GET-OMP – CNRS/IRD/CNES/UT3 Paul Sabatier) et GeoRessources Nancy (Université de Lorraine/CNRS/CREGU) sur la base d’un modèle thermique relativement simple. Leurs travaux sont publiés dans la revue Comptes Rendus Geoscience de l’Académie des sciences.

  • Après 70 ans de déclin, la biodiversité du fleuve Yangtsé se rétablit

    La Chine a imposé en 2021 une interdiction totale de pêche sur l’ensemble du fleuve Yangtsé, ainsi que différentes mesures visant à améliorer la qualité de l’eau et des habitats. Elles ont permis de stopper 70 ans de déclin de la biodiversité sur le plus grand fleuve d’Asie. De plus, en l’espace de trois ans, la biomasse en poissons a plus que doublé et des espèces rares, comme le marsouin aptère ou le poisson tube, commencent à se rétablir. C’est ce que démontre une étude internationale, co-signée par Sébastien Brosse, professeur à l’Université de Toulouse, parue dans Science le 12 février.

  • Pesticides et cancer : une étude révèle les mécanismes d’un risque environnemental et sanitaire

    Une nouvelle étude scientifique, publiée dans Nature Health, révèle un lien solide entre l’exposition aux pesticides agricoles présents dans l’environnement et le risque d’apparition de cancers. En combinant des données environnementales, des registres nationaux du cancer et des analyses biologiques, les chercheurs de l’IRD, de l’Institut Pasteur, de l’Université de Toulouse et de l’Instituto Nacional de Enfermedades Neoplásicas (INEN) du Pérou ont mis en lumière pour la première fois comment des expositions aux pesticides peuvent contribuer au développement de certains cancers.

Haut de page