Nos autres actus scientifiques

  • Une nouvelle estimation de la fonte des glaces en Péninsule Antarctique sur les 15 dernières années

    La Péninsule Antarctique est une zone particulièrement vulnérable et critique face au changement climatique : la fonte de ses glaces contribue directement à la hausse du niveau des mers. Une nouvelle étude, coordonnée par le Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS-OMP, CNES/CNRS/IRD/UT), conclue à une estimation plus dramatique de l’amplitude de ses pertes de masse. L’étude, publiée le 22 mai dans The Cryosphere, l’évalue à près du double de la valeur communément admise.

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La transformation génétique du pneumocoque s’organise sur les fourches de réplication de son génome

La transformation génétique naturelle est un mécanisme de transfert horizontal d’ADN qui promeut le brassage de l’information génétique chez les bactéries par recombinaison homologue. Dans ce travail conduit chez Streptococcus pneumoniae (le pneumocoque), un pathogène opportuniste majeur de l’homme, les scientifiques ont visualisé en temps réel par microscopie à fluorescence l’initiation de l’intégration de l’ADN dans le génome lors de la transformation et ainsi révélé que la recombinaison de l’ADN s’amorce spécifiquement sur les fourches de réplication du génome. Ces résultats obtenus par des scientifiques du Laboratoire de microbiologie et génétique moléculaire (LMGM/CBI - CNRS/UT3) sont publiés dans la revue PNAS.

La recombinaison homologue (RH) est un mécanisme universel et essentiel pour la maintenance de l’intégrité des génomes et le brassage de l’information génétique. Elle se décline en un ensemble de voies, qui se distinguent par les effecteurs qui les composent. Toutes ces voies de RH procèdent par une série ordonnée d’échanges de brins d’ADN complémentaires, suivant un mécanisme commun catalysé par une recombinase conservée dans tous les organismes. Les étapes initiales de la RH conduisent à l’assemblage de cette enzyme en un polymère dynamique sur un des brins d’ADN échangés. Ainsi filamentée sur l’ADN simple-brin (ADNsb) et définissant le filament ‘pré-synaptique’ de la RH, la recombinase procède ensuite à la recherche d’une séquence complémentaire dans une molécule d’ADN double-brin (ADNdb) pour y catalyser leur appariement. La maturation de cette synapse d’ADN est propre à chaque voie de RH, tout comme les étapes initiales qui coordonnent la formation d’ADNsb et le recrutement de la recombinase sur ce brin d’ADN.

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À lire aussi

  • Cancer : reprogrammer les exosomes tumoraux pour stimuler l’efficacité des immunothérapies

    Et si les tumeurs pouvaient être contraintes de produire elles-mêmes les signaux déclenchant leur élimination par le système immunitaire ? C’est la piste explorée par des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’Université de Toulouse. Leur étude, publiée le 30 janvier dans le Journal of Extracellular Vesicles, montre qu’une molécule lipidique dérivée du cholestérol, la dendrogénine A, favorise la production par les cellules cancéreuses d’exosomes capables de stimuler les défenses de l'organisme et d'optimiser l'efficacité des immunothérapies sur des modèles murins de mélanome et de cancer du sein.

  • Alzheimer : à la recherche d’une hyperexcitabilité neuronale silencieuse

    Le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer peut présenter une activité électrique excessive, survenant principalement pendant le sommeil, qui pourrait accélérer la progression de la pathologie. Pourtant, détecter ces anomalies reste un défi considérable. C’est ce que relèvent des scientifiques de l’Université de Toulouse dans une étude publiée le 11 février dans Annals of neurology. Ils appellent à une standardisation internationale des méthodes de détection de ces décharges électriques pour lutter efficacement contre la maladie.

  • Pesticides et cancer : une étude révèle les mécanismes d’un risque environnemental et sanitaire

    Une nouvelle étude scientifique, publiée dans Nature Health, révèle un lien solide entre l’exposition aux pesticides agricoles présents dans l’environnement et le risque d’apparition de cancers. En combinant des données environnementales, des registres nationaux du cancer et des analyses biologiques, les chercheurs de l’IRD, de l’Institut Pasteur, de l’Université de Toulouse et de l’Instituto Nacional de Enfermedades Neoplásicas (INEN) du Pérou ont mis en lumière pour la première fois comment des expositions aux pesticides peuvent contribuer au développement de certains cancers.

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