Actualités scientifiques

Découvrez l'ensemble des actualités scientifiques de ces derniers mois.

  • Une nouvelle estimation de la fonte des glaces en Péninsule Antarctique sur les 15 dernières années

    La Péninsule Antarctique est une zone particulièrement vulnérable et critique face au changement climatique : la fonte de ses glaces contribue directement à la hausse du niveau des mers. Une nouvelle étude, coordonnée par le Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS-OMP, CNES/CNRS/IRD/UT), conclue à une estimation plus dramatique de l’amplitude de ses pertes de masse. L’étude, publiée le 22 mai dans The Cryosphere, l’évalue à près du double de la valeur communément admise.

  • ASST 2026 : Toulouse accueille le monde de l'aluminium

    L'Université de Toulouse organise le 10e symposium international de l’Aluminium surface science and technology (ASST), du 18 au 20 mai, à l’hôtel Mercure Toulouse centre Compans. Un événement d’ampleur, auquel se sont associés l’Institut d’histoire de l’aluminium ainsi qu’Aerospace Valley. Laurent Arurault, professeur à l’Université de Toulouse au sein du Centre interuniversitaire de recherche et d'ingénierie des matériaux (CIRIMAT, CNRS/UT/Toulouse INP), et organisateur de cette édition, fait le point sur ces 3 journées.

  • Vingt ans de presse française révèlent comment les réseaux sociaux ont transformé le journalisme

    Rachat et transformation de Twitter en X, projet de loi française pour interdire TikTok, Snapchat et Instagram aux moins de 15 ans, affaire Cambridge-Analytica… Les réseaux sociaux ponctuent régulièrement l’actualité médiatique, sociale et politique. Mais comment la presse française en parle-t-elle vraiment ? C'est la question que s'est posée une équipe de scientifiques toulousains au sein de l'Observatoire des pratiques socio-numériques (OPSN). Leur étude révèle comment les journalistes ont progressivement fait des réseaux sociaux une infrastructure de leur propre travail, non sans angles morts persistants sur leurs usages réels et leurs logiques de pouvoir.

  • Mobilité sur le campus : une approche innovante par la géosimulation et l’analyse vidéo

    A partir d’avril et jusqu’à la fin du mois juin, plusieurs points du campus universitaire de Rangueil feront l’objet d’une campagne de captations vidéo. L’objectif : comprendre et analyser comment nous nous déplaçons, selon le mode de transport utilisé (voiture, marche, vélo et trottinette). Ces mesures s’inscrivent dans un projet de recherche local, mené au sein de l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT, CNRS/Toulouse INP/Université de Toulouse/UTC/UT2J), et financé par la région Occitanie dans le cadre du défi-clé « Mobilité intelligente et durable en Occitanie » (MIDOC).

  • Fin de vie et soins palliatifs : un projet porté par trois chercheuses toulousaines sélectionné pour intégrer un consortium national

    Fin 2025, dans le cadre de sa politique d’évolution des pratiques cliniques et thérapeutiques, la France a lancé le « Programme de recherche interdisciplinaire sur la fin de vie », piloté par l’Agence de programmes de recherche en santé de l’Inserm et la Plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie. Suite à une phase d’appel à candidatures, un projet commun à l’Université Toulouse Capitole (UT Capitole), l’Université de Toulouse (UT) et à l’IUCT Oncopole a été retenu pour intégrer le consortium « Anticipation et planification ». Financé jusqu’en 2029 pour une première vague reconductible, ce groupement de recherche vise à identifier les leviers et freins aux démarches d’anticipation des soins palliatifs, d’évaluer les besoins spécifiques des différentes populations de patients, et de favoriser le développement de cet accès anticipé.

  • La vie terrestre représente seulement une infime fraction des formes biologiques possibles

    Quelles formes prend le vivant sur Terre ? C’est la question que se sont posée des scientifiques toulousains de l’Université de Toulouse et du CNRS, qui explorent pour la première fois les limites morphologiques de la vie à grande échelle. Grâce à un nouveau cadre mathématique, ils démontrent que la vie tend plutôt à produire des formes peu complexes et à évoluer sur le très long terme selon une trajectoire dictée par des contraintes physiques, métaboliques et développementales. Leurs résultats, publiés dans Science Advances le 7 janvier, pourraient offrir de nouvelles perspectives pour la recherche de vie potentielle dans l’univers.

  • Une doctorante de l'université récompensée par l'Académie des sciences pour sa thèse sur les lichens

    Chaque année, l’Académie des sciences attribue de nombreux prix et médailles, couvrant l’ensemble des domaines scientifiques, aussi bien fondamentaux qu’appliqués. Camille Puginier, qui a soutenu sa thèse début 2025, a été récompensée par le prix Lecoq pour son travail effectué lors de son doctorat, portant sur les lichens. Véritable symbiose entre champignons et algues, elle revient sur son sujet de thèse ainsi que sur ce prix.

  • Vieillir en bonne santé : le secret pourrait se trouver dans les cellules de la peau

    Et si, bien avant l’apparition des premiers signes de fragilité, nos cellules portaient en elles les indices de la façon dont nous allions vieillir ? Grâce à l’analyse de cellules de peau, les fibroblastes, issues de biopsies réalisées chez les participants de la cohorte Inspire-T, des chercheuses et chercheurs de l’Inserm, de l’Université de Toulouse, du CNRS, de l’Établissement français du sang (EFS), en collaboration avec l’IHU HealthAge, ont découvert que ces cellules fourniraient des indices précieux sur l’état de santé global des individus. Leurs travaux montrent que certains marqueurs biologiques témoignant du bon fonctionnement des fibroblastes permettraient de détecter et d’anticiper des signes de fragilité ou de baisse des capacités physiques et psychiques, indépendamment de l’âge des personnes. Leurs résultats, parus dans Aging Cell, ouvrent des perspectives en médecine préventive personnalisée pour accompagner un vieillissement en meilleure santé.

  • La Voie lactée et la galaxie d’Andromède pourraient ne jamais fusionner

    Le destin de notre galaxie vient de prendre un tournant inattendu. Une étude internationale impliquant les universités de Toulouse, d’Helsinki et de Durham, rebat les cartes. Contrairement aux précédentes prédictions, la collision entre la Voie lactée et l’une de ses plus proches voisines, Andromède, est loin d’être une certitude. Les résultats, publiés le 2 juin dans Nature Astronomy, indiquent qu’elle n’aurait que 52 % de probabilité de se produire d’ici 10 milliards d’années.

  • GéoTolosa 2025 : "La régénération d'écosystèmes complexes prend un temps extrêmement long, même à l'échelle géologique"

    Du 24 au 27 juin, l'Université de Toulouse accueillera le congrès scientifique GéoTolosa, dans l'auditorium Marthe Condat. L'événement réunira des scientifiques du monde entier qui étudient la géosphère, la biosphère et l'atmosphère du Dévonien, du Carbonifère et du Permien. L'occasion de faire le point avec Markus Aretz, professeur à l'Université de Toulouse et président de l'édition 2025 du congrès.

  • Un projet toulousain dédié à la lutte contre les virus émergents chez les femmes enceintes décroche un prestigieux financement

    Les flavivirus sont des virus émergents transmis par les insectes, mais certains, comme le virus Zika – l’un des plus menaçants – peuvent aussi se transmettre de la mère à l’enfant pendant la grossesse. Cécile Malnou, professeure à l’Université de Toulouse au sein de l’Institut toulousain des maladies infectieuses et inflammatoires (Infinity, CNRS/Inserm/Université de Toulouse), coordonne un projet national pour lutter contre ces virus chez les femmes enceintes. Il vient d’obtenir un financement de l’Etat de plus d’un million d’euros.

  • Quand les migrations passées des chevaux donnent des clefs pour préserver la biodiversité aujourd’hui

    Le cheval trouve son origine en Amérique du Nord, il y a environ quatre millions d’années. La baisse du niveau de la mer ayant créé des ponts terrestres entre les continents, il a pu se rendre jusqu’en Eurasie. Une équipe internationale de 57 chercheuses et chercheurs – dont 18 scientifiques autochtones des Nations Lakota, sqilxʷ (suknaqin/ Okanagan), Blackfoot, Dene’ (Athabascan) et Iñupiaq – révèle que de nombreux échanges intercontinentaux de population équine se sont produits. Ces migrations à double sens avaient encore lieu pendant la dernière période glaciaire, il y a entre 50 000 et 19 000 ans. En combinant des analyses génétiques et géochimiques de pointe sur des fossiles de chevaux avec des systèmes traditionnels de savoir scientifique autochtones, cette étude internationale dévoile les effets des changements climatiques sur les espèces de méga-herbivores durant le Pléistocène supérieur. L’étude, qui fait la couverture de Science le 15 mai, a été menée par des scientifiques du Centre d’anthropobiologie et de génomique de Toulouse (CAGT – CNRS/Université de Toulouse). Elle souligne l’importance de maintenir des corridors écologiques pour conserver la biodiversité et les formes de vie associées.

  • Science ouverte : l'Université de Toulouse confirme son excellence

    Avec un taux d'ouverture de ses publications de 80.8 % (baromètre 2025 de la science ouverte), soit 14 points au-dessus de la moyenne nationale, l'Université de Toulouse compte parmi les universités françaises les plus performantes. Ce résultat souligne l'engagement volontariste de l'université pour une science sans entrave et sans délai, formalisé dans sa stratégie science ouverte.

  • L'Université de Toulouse s'engage avec Stand up for science

    Aux Etats-Unis, le mouvement universitaire Stand up for science s'unit contre les coupes budgétaires et la censure de l'administration Trump opérées à l'encontre de la recherche publique. En France, cet appel à la mobilisation en soutien aux scientifiques américains, et en réaction aux menaces sur les institutions scientifiques, est relayé par la communauté académique. L'Université de Toulouse s'engage avec Stand up for science. Des appels à manifestation ont lieu dans les grandes villes universitaires françaises.

  • Du champignon aux plantes, un transfert de gène vieux de 500 millions d’années à l’origine de nos écosystèmes

    Une équipe de scientifiques du Laboratoire de recherche en sciences végétales (LRSV – CNRS/Toulouse INP/Université de Toulouse) de Toulouse vient de lever le voile sur un mécanisme insoupçonné de l’évolution des plantes. Une espèce de plantes jusque-là très peu étudiée, Marchantia polymorpha, contient dans son patrimoine génétique les traces d’un échange avec des champignons qui se serait produit il y a un demi-milliard d’années. L’étude, publiée le 17 février dans Nature Genetics, souligne que ce transfert de gène est à l’origine de la colonisation des terres émergées par le monde végétal.

  • Le Centre Castaing fête ses 10 ans !

    Vendredi 29 novembre 2024, le Centre de Microcaractérisation Castaing a fêté ses 10 ans. Créé le 1er janvier 2014 sous l’impulsion de sept laboratoires toulousains (CEMES, CIRIMAT, GET, LAAS, LAPLACE, LCC, LPCNO), le centre s’est imposé comme une plateforme incontournable de microscopie électronique et de techniques associées.

  • Prédiction chez les insectes : une fenêtre sur la complexité cognitive des cerveaux d'invertébrés

    Les fourmis possèdent des capacités cognitives suffisamment sophistiquées pour prédire avec précision les conséquences visuelles de leurs propres mouvements. Autrement dit, elles anticipent comment leur représentation visuelle va se transformer selon leur déplacement et ce qu’elles perçoivent de leur environnement. C’est ce qu’indique une étude menée par Océane Dauzère, doctorante à l’Université Toulouse au sein du Centre de recherche sur la cognition animale (CRCA-CBI – CNRS/UT), publiée le 1ᵉʳ décembre dans Nature Communications. Ce résultat remet en question les limites cognitives des insectes, les rapprochant davantage des vertébrés.

  • Un modèle numérique ouvre la voie à la régénération tissulaire

    Et si l’on pouvait régénérer un tissu blessé plutôt qu’il ne se cicatrise ? Une équipe de scientifiques du laboratoire Restore (CNRS/EFS/INSERM/UT3) a franchi une première étape dans cette direction grâce au développement d’un modèle numérique. Les résultats de ce dernier ont été corroborés par des expériences in vivo et ont été publiés dans Regenerative Medecine le 15 octobre. Ils ouvrent la perspective de la mise en place de ‘digital twins’ pour des traitements personnalisés en médecine régénérative.

  • Pic du Midi

    Pic du Midi : poursuite du processus de candidature au patrimoine mondial de l'UNESCO

    Depuis son inscription sur la liste indicative de l’État français en octobre 2022, la candidature du Pic du Midi et de son observatoire est entrée dans sa phase de suivi et d’accompagnement par le comité français du patrimoine mondial (CFPM). Le suivi du CFPM se décline en trois auditions, chacune portant sur des éléments spécifiques du dossier définitif. La première audition dédiée à la démonstration de la valeur universelle exceptionnelle du bien candidat, s’est tenue en avril dernier et s’est conclue par un avis favorable pour la poursuite de la candidature. La seconde audition s’est déroulée ce mardi 15 octobre et portait sur les périmètres et les protections du bien.

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