Nos autres actus scientifiques

  • Une femme courant sur la plage.

    Quand notre perception du temps influence notre fatigue physique

    Lors d’un effort physique, notre fatigue dépendrait plus du temps que l’on croit avoir passé… que du temps réellement écoulé. C’est ce qui ressort d’une étude menée par des scientifiques de l’Université de Toulouse, du CNRS et de l’Inserm, publiée en septembre dans Advanced Science. Des volontaires ont réalisé une série de contractions musculaires pendant que l’affichage d’un chronomètre était discrètement ralenti ou accéléré. Lorsqu’il était ralenti, la fatigue s’installait plus lentement et certaines oscillations cérébrales suivaient le temps perçu plutôt que le temps réel.

  • Un indice de champ magnétique détecté dans l'atmosphère d'une exoplanète

    Une équipe internationale menée par des scientifiques de l’Université de Toulouse a tenté de détecter, pour la première fois de façon directe, le champ magnétique d’une exoplanète. Entre septembre 2025 et juillet 2026, le spectropolarimètre SPIRou, installé au télescope Canada-France-Hawaii a observé à 3 reprises l’exoplanète KELT-9b, la plus chaude parmi celles connues, passer devant son étoile. Un signal de polarisation semble être détecté lors du premier transit, mais est absent lors des deux autres. L’étude, publiée le 27 octobre dans Astronomy & Astrophysics, juge cet indice fragile mais ouvre la piste d’une nouvelle méthode pour sonder le magnétisme des mondes lointains.

  • Crique cascade près de Saint-Jean (Saint-Laurent du Maroni, Guyane française).

    Quels enjeux éthiques pour la télédétection dans les forêts tropicales ?

    Les technologies de télédétection, comme le Lidar, ont révolutionné l’étude des forêts tropicales dans de nombreuses disciplines, allant de l’écologie forestière à l’archéologie. Elles permettent aux scientifiques de voir à travers la canopée dense de la forêt et d’obtenir des images haute résolution du paysage situé en dessous. Seulement, elles soulèvent aussi des questions éthiques sur les territoires qui sont cartographiés. Des scientifiques de l’Université de Toulouse et de l’IRD se les posent dans un article paru en septembre dans Nature Ecology and Evolution.

  • Vingt ans de presse française révèlent comment les réseaux sociaux ont transformé le journalisme

    Rachat et transformation de Twitter en X, projet de loi française pour interdire TikTok, Snapchat et Instagram aux moins de 15 ans, affaire Cambridge-Analytica… Les réseaux sociaux ponctuent régulièrement l’actualité médiatique, sociale et politique. Mais comment la presse française en parle-t-elle vraiment ? C'est la question que s'est posée une équipe de scientifiques toulousains au sein de l'Observatoire des pratiques socio-numériques (OPSN). Leur étude révèle comment les journalistes ont progressivement fait des réseaux sociaux une infrastructure de leur propre travail, non sans angles morts persistants sur leurs usages réels et leurs logiques de pouvoir.

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Médecine légale : l’autopsie virtuelle révèle les secrets cachés de la mort

Le congrès international d’imagerie médico-légale, organisé par l’université Toulouse III – Paul Sabatier et l’International society for forensic radiology and imaging (ISFRI) du 25 au 27 mai, réunira radiologues, médecins légistes, dentistes, anthropologues et scientifiques du monde entier. Parmi les thématiques abordées, l’autopsie virtuelle, ou virtopsie, occupe une place de premier choix. Et pour cause, cet outil radiologique révolutionne la médecine légale depuis plusieurs années.

Comment déterminer avec certitude la raison exacte d’un décès ? C’est ce genre de question qu’élucide quotidiennement Fabrice Dédouit, radiologue et médecin légiste UT3 au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse. Là où l’autopsie traditionnelle n’est pas suffisamment convaincante, la virtopsie prend le relai.

L’autopsie virtuelle est un outil radiologique permettant l’imagerie en coupes, via des scanners et IRM, afin d’avoir une documentation d’un corps et de ses éventuelles lésions. L’acquisition de ces images peut également se faire avec un produit de contraste injecté, rendant davantage visibles les vaisseaux sanguins du défunt.
 

« A l’image du chirurgien qui utilise des images préopératoires pour préparer son intervention, le médecin légiste utilise la virtopsie pour préparer la sienne », compare le radiologue.


Pionnier français de cette nouvelle pratique qui a émergé en 2002, Fabrice Dédouit détaille que les intérêts sont nombreux. Parmi eux, la conservation des images qui peuvent être interprétées autant de fois que voulu, « là où une autopsie médicolégale ne peut être réalisée qu’une seule fois. » Ces clichés ainsi produits sont d’autant plus utiles qu’ils concernent le corps entier. « Or, une autopsie traditionnelle ne permet pas d’arriver à ce niveau d’exhaustivité. Le scanner permet une visualisation parfaite des épanchements gazeux et des structures osseuses, pas forcément toutes faciles d’accès en pratique. »

Pour le médecin légiste, « ce qui est vraiment révolutionnaire, c’est l’injection du produit de contraste dans un corps défunt qui permet une précision inouïe. » Les chiffres sont clairs : en moyenne, une virtopsie avec cette injection diagnostiquera 40% de lésions supplémentaires qu’une autopsie classique, contre 15% sans injection. En plus d’être assez rapide, l’autopsie virtuelle produit des images de corps qui sont plus supportables pour la famille de la personne décédée et les jurés, et très utiles dans les procédures judiciaires.

Car il ne faut pas perdre de vue que le médecin légiste « est un auxiliaire de justice qui contribue à éclairer le magistrat, ainsi que des circonstances de décès », précise Fabrice Dédouit. « Les dernières avancées technologiques permettent par exemple, lors d'un accident de la route, de modéliser plusieurs scénarios d'accident en scannant le véhicule, le lieu et la victime avec un scanner surfacique. Ce qui fait appel à tout un cortège de spécialités scientifiques, dans lequel s’inscrit parfaitement la virtopsie », conclut-t-il.

 
Le congrès d’imagerie médico-légale aura lieu du 25 au 27 mai 2023, à l’hôtel Palladia de Toulouse, et c’est :
 
  • plus de 180 participants,
  • des intervenants internationaux venant des quatre coins du monde,
  • plus d’une vingtaine de pays représentés,
  • 15 exposants ou partenaires.
L’objectif de cette nouvelle édition du congrès consacrée à la radiologie et aux nouvelles techniques d’imagerie médico-légale qui se déroulera à Toulouse permettra de rencontrer les différents partenaires clés de ces domaines d’intervention ainsi que de :
 
  • renforcer et développer le domaine de la radiologie et de l’imagerie médico-légales,
  • favoriser un dialogue productif et des opportunités de collaboration avec des organisations médico-légales internationales,
  • mobiliser les industriels et la communauté scientifique nationale et internationale sur les thématiques proposées,
  • développer et dynamiser des programmes de recherche en radiologie et en imagerie médico-légales,
  • promouvoir l’éducation et la spécialisation dans le domaine de la radiologie et de l’imagerie médico-légale,
  • encourager l’interaction entre les différents acteurs, les experts académiques et les professionnels du secteur de l’imagerie médico-légale,
  • découvrir les dernières avancées dans le domaine, depuis les connaissances fondamentales jusqu'aux applications, pour répondre aux problématiques actuelles.

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  • Culture de cannabis.

    Consommer du cannabis augmente la fréquence des accidents vasculaires et la mortalité associée

    Une équipe scientifique de l’Université de Toulouse s’est intéressée à la corrélation entre la consommation de cannabis et la survenue d’événements cardiovasculaires indésirables majeurs. La méta-analyse conduite à partir des études de « vraie vie » à l’échelle internationale montre que consommer du cannabis augmente la fréquence des accidents vasculaires et la mortalité associée. L’article qui en découle, publié dans la revue Heart fin 2025, a été récompensé en tant que finaliste du best paper award 2026 décerné à l’occasion du congrès international de cardiologie (ESC).

  • Syndrome de l’intestin irritable : un nouveau mécanisme expliquant la douleur abdominale

    Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est une pathologie digestive chronique caractérisée par des douleurs abdominales et des troubles du transit. Parmi les facteurs nutritionnels incriminés, figure un ensemble de petits sucres fermentescibles par le microbiote intestinal présents dans plusieurs aliments, connus sous l’abréviation FODMAPs (1). Une étude menée par des chercheurs d’INRAE, de l’Ecole d’ingénieurs de Purpan et par un enseignant-chercheur de l’université Toulouse III - Paul Sabatier au Centre de recherches sur la cognition animale (CRCA-CBI - CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier), s’est intéressée aux métabolites produits par le microbiote intestinal, issus de la fermentation de deux FODMAPs, le lactose et un sucre complexe. Leurs résultats sont parus le 6 février dans la revue Gastroenterology.

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